L’intelligence artificielle vous le savez - et si vous ne le savez pas, vous le devinez -, nous vient des États-Unis. Et oui, je n'y suis pour rien et ne l’invente pas ! Et il est vrai, qu’à bien y réfléchir, on se demande ce qui, provenant de l’autre côté de l’Atlantique, ne fout pas, peu ou proue, la merde. Cela fait deux-cent-cinquante ans, pile-poil cette année, deux-cent cinquante ans à peine, qu’ils existent et l’on cherche toujours vainement en quoi ils sont utiles. Voire même en quoi ils ne sont pas nuisibles !
Après avoir massacré près de soixante millions d’amérindiens, réalisant les plus abominables génocide et nettoyage ethnique de tous les temps, les colons essentiellement européens (anglo-saxons et hispaniques) ont bâti sur des terres volées et brûlés, le fondement de ce que l’on appellera sans tarder le capitalisme. Ce mal absolu qu’ils nous refileront comme une vérole dont on va tous crever non sans avoir, auparavant, espéré s’en débarrasser. Peut-être demain ? Ou un soir ? Un grand soir…
Il est important de se souvenir que ce capitalisme, celui que figure si bien l'icône Rockefeller, est né, non pas du commerce international - et pourquoi pas d’Hérode ? - mais de l’appropriation des terres, du travail des esclaves noirs, puis des salariés blancs peu payés, de l’accumulations de capitaux financiers optimisés par le système bancaire, la spéculation immobilière et, et devinez quoi, le pétrole ! Deux-cent-cinquante ans après, ces générés s’amusent toujours avec ce produit visqueux et hideux, à tenir le monde à leur merci. Et que je te bombarde l’Irak, puis l’Iran, que je t’enlève un président et que je te chasse un tyran pour faire plaisir à d’autres tyrans, souvent doublés de truands fascistes. Nous aurons l’occasion, hélas, de nous pencher sur cette mauvaise blague, tant il est probable que, si nous en sommes à la phase terminale, nous ayons en prime – et en déprime – à nous en lamenter encore un peu.
Donc le capitalisme qui a corrompu les mentalités du monde occidental et rendu un majeure partie de ses populations vénales, avares, mesquines, égoïstes, racistes, écocidaires et nous pourrions remplir plusieurs pages d’épithètes aussi peu glorieux que carrément tragiques, nous a apporté quoi, en somme ? Le baseball, le chewing-gum, le McDo, les premiers pas sur la Lune, la Silicon valley, le tomahawk (pas la hache indienne, le missile intercontinental !)... Tout autant de choses qui nous font une belle jambe. Un gros bide et des caries ! Des trous dans la carcasse, des crevasses sur l’humanité.
Les amateurs de jazz m’objecteront que c’est de la Nouvelle Orléans que jaillirent les premières notes swinguées et gémissantes qui ont bouleversé nos oreilles et nos coeurs. Je les invite cependant à bien observer les lèvres épaisses et les nez empâtés qui se trouvaient au bout de la trompette ou du saxo. Ils n’avaient bien souvent rien de bien commun avec l’Oncle Sam ! Quant à ceux qui ont le mieux retenu la leçon occidentale, ils affirmeront que « si les Ricains n’étaient pas là, nous serions tous en Germanie. » J’espère qu’ils savent au moins que ceux-là ne sont intervenus que très tard pour le débarquement en Normandie, après que Churchill les ait suppliés deux ans auparavant de venir lui prêter main forte et que, sans les Anglais et les Résistants, il aurait été bien trop tard. Mais aussi que ce sont les Russes qui, quatre ans durant, ont tenu tête, combattu et affaibli les armées du Reich. Une page d'histoire, il est vrai peu en vogue de ce côté-ci du mur de Berlin.
Alors revenons-en à nos moutons de l’IA qui bêêêêêlent à la belle invention, tout en composant leur chanson, leur vidéo et leurs prochaines vacances sur leur portable. C’est donc un certain McCarthy qui lança, on va dire, la mode de l’intelligence artificielle. John ! Parce que l’autre McCarthy, Joseph, fut celui qui n’eut de cesse de faire la chasse aux communistes, les persécutant, les assassinant suivant un principe qui à l’heure Trump et Vance n’a pas fondamentalement changé ! Les deux « Mac » sévissaient dans les mêmes années cinquante et, s’ils n’avaient aucun lien et se connaissaient peu, ne faut-il n’y voir qu’une coïncidence ? Lorsque l’ordinateur put engranger suffisamment de données et proposer toute sa puissance qui se comptent en octets (ou en bits pour les obsédés... d’informatique), il ne fut plus seulement question de calculer, d’analyser et de conclure, mais de réfléchir. Ne dit-on pas que la recherche quantique et autres imaginaires de physique, permettent d’héberger dans un cerveau de la taille d’une fourmi, des organoïdes composés de centaines de milliers de neurones ! Les maux de tête pouvant être également contagieux, je ne pousserai pas une démonstration dont je maîtrise bien difficilement les tenants, mais pas du tout les mécanismes ni leurs aboutissants. Ce que je note, c’est que l’un des deux plus fous de la planète, Musk (et vous connaissez bien l’autre) a décrété que l’homme devait être "augmenté". Et qu’il le serait, par l’eugénisme bien sûr, mais avec le raffinement d’une petite puce intégrée afin que jamais le cerveau ne déraille. Que ne lui en a-t-on pas posé une lorsqu’il était petit, qui lui aurait permis de retrouver un peu de normalité, d'humilité et beaucoup d’humanité.
Bref ! ce monde-là m’effraie aussi, il est le prolongement d’une accumulation de dingueries dont il faut poser l’idée qu’elles tournent toutes et toujours autour de cette saleté de pognon. Je crois que finalement l’humanité n’était pas plus dégénérée, lorsqu’à la préhistoire, les hommes ne pensaient qu’à attraper les femmes lorsqu’elles étaient penchées en train de boire et lorsqu’ils couraient tous en hurlant avec des lances de silex, derrière l’auroch et le renne pour vite les bouffer tant qu'ils étaient encore chauds ! Longtemps je me suis demandé pourquoi je ne goûtais guère cette bande de terre entre Canada et Mexique. Je crois que je commence à comprendre…
NB - Précisions sans doute superfétatoires, mais sait-on jamais : il n’y a pas que des ânes aux USA. Il y a des gens bien. Et même très bien. Seulement, comme ailleurs, comme en France ils ne sont pas assez nombreux ! |
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