jeudi 14 mars 2019

 Numéro 314 mars 2019


La souscription s’est achevée et nous l'avons finalisée. Je remercie infiniment ceux qui ont cru en ce projet et m'ont soutenu soit par amitié, soit par conviction.
En même temps que merci, je leur dis bravo : parce que soutenir l'Aubrac, la poésie, la passion... c'est classe.
A bientôt, maintenant, pour la livraison de ce livre que vous aimerez... j'en suis sûr.
Si c'est le cas, j'espère que vous aurez envie de communiquer, faire suivre mes newsletters. Conseiller à vos contacts de s'abonner. Car nous sommes désormais beaucoup moins (une soixantaine contre trois mille).
Et puis si nous sortons ce livre, grâce à vous, c'est quand même pour le vendre !







Carte de France des souscripteurs 





Merci collègue ! 

J'aurais bien sûr l'occasion d'évoquer la petite bande de copains, d'amis -et je ne les connais pas tous encore...- qui se sont joint à moi pour me permettre de financer l'impression de ce long poème pastoral illustré Vachement belle.
Mais je réitère mes remerciements à Xavier Palous, mon collègue (encore jeune et en activité contrairement à moi), journaliste inspiré et prolixe aussi bien pour l'hebdomadaire Le bulletin d'Espalion que pour le magnifique périodique Terre d'Aubrac. 
Je voulais qu'il le sache et que vous le sachiez aussi.... 

Merci de partager aussi cette vidéo qui peut
donner envie de lire Vachement belle



mercredi 6 mars 2019

 Numéro 35  -  8 mars 2019






Commander : jaclarrue-livre@orange.fr  Visionner



Xavier Palous (Le Bulletin d'Espalion) 
a titré le premier 

C'est donc mon jeune collègue Xavier Palous qui le premier a décidé de m'offrir un coup de main, en publiant un bel article faisant état de la souscription engagée avec Ulule pour la parution prochaine de Vachement belle. Cet article paru ce 7 mars dans les pages du magazine d'information le plus lu en Aveyron -également diffuseur de l'excellent Terre d'Aubrac- me touche à divers degrés et cela me plait que ce soit ce journaliste passionné qui ait... titré le premier !

Je ne sais pas si cela influera sur la mobilisation des gens du cru, mais c'est déjà un petit bout de chemin dans ma recherche de légitimité. 
Un énorme merci Xavier. 
En outre, j'invite mes alliés et amis,  lecteurs de cette news, à la partager -ainsi que l'ensemble du projet- avec le plus grand nombre. A bientôt...



titre le premier  



Si vous n’avez pas soutenu ce projet mais que vous souhaitiez acquérir


ce livre-poème, il vous suffira de le commander à cette adresse mail :
jaclarrue-livre@orange.fr au prix de 25 euros (+ 5€) de frais postaux. 


Imanol, le taureau du Buisson (ici avec son propriétaire Nicolas Batifol) a remporté le concours général de la race Aubrac au Salon de l'agriculture pour la deuxième année consécutive 





mardi 19 février 2019

                        Numéro 34  -  20 février 2019





ou alors contact par mail jaclarrue-livre@orange.fr







mercredi 6 février 2019


                          Numéro 33  -  6 février 2019




Cest un moment à la fois terriblement désagréable et profondément exaltant. Car si j’ai horreur de vendre - au point de ne rien comprendre ni accepter du commerce - je suis heureux de faire partager mes passions. Cette joie, ce besoin presque, ne relève en rien de cet égocentrisme exaspérant du sportif qui lève le doigt vers le ciel en désignant la vierge -tel un Jésus qui retrouverait sa maman- où du cosmonaute qui fait deux fois la pirouette en apesanteur dans sa cabine spatiale pour bien signifier aux yeux des téléspectateurs ébahis (surtout ceux de TF1 er de BFM !) qu’il ne sert strictement à rien ! Je ne suis pas en train de soutenir qu’il n’existerait pas sur les pelouses et dans l’espace quelques passionnés, mais ils sont généralement quand même et avant tout, contents d’eux et de leur compte en banque. Je suis clairement aux antipodes de ceux-là, même si je ne prétends pas être beaucoup moins inutiles. Peut-être un peu moins futile… A voir ! N’empêche que les psychologues, voire les psychiatres qui m’analysent chaque semaine -ou presque- ont mesuré à quel point je traînais mon cortège de doutes, d’angoisses, peut-être même de phobies. Ce qui, me semble-t-il, n’en demeure pas moins la définition la plus juste de l’humilité.
Mais disais-je, cela m’embête tant, que j’en ai presque honte. Et je me suis promis et vous promet donc que, quoi qu’il arrive, cette souscription sera la dernière. Par la suite, vous n’y échapperez pas, je produirai encore des livres. Mais ils me reviendront bien moins cher où alors j’aurai les moyens de les financer. Car le fond de l’affaire est là. Les éditions Chez Jaco - dont mon beau Béo m’a donné l’idée et l’envie - sont pauvres comme Job. Elles le resteront volontairement comme le héros biblique précité. Il n’empêche que le seul moyen de sortir un beau livre, non, un très beau livre, c’est de le faire financer par ses lecteurs. Dont vous serez probablement si vous êtes encore avec moi à ce stade du propos.
Me voici donc sur le point de faire la manche. Et si vous avez bonne souvenance, vous allez trouver le pari gonflé et le défi coton ! D’abord parce que j’ai tenté par deux fois le vieux mécanisme de la souscription. En 2013 c’était Un buron pour Jaco. Je ne demandais pas du pognon aux copains et aux clients d’Aubrac-sur-mer sans contrepartie. Bien au contraire je leur vendais des séjours idylliques en maison d’hôtes à Nasbinals à des tarifs préférentiels. Voire même révérencieux. Je leur proposais de monter le projet pierre par pierre. J’avais fixé le niveau de la souscription à 100 000 €. J’avais péniblement dépassé les 20 000 et lâchais l’affaire.
En 2017, m’étais venue une autre idée fantastique. Créer un magazine hebdomadaire sur l’Aubrac. Beaux textes, belles photos, bonnes infos… J’m’y voyais déjà ! J’avais fixé le plancher des soutiens à 10 000 €, persuadé que j’allais obtenir l’adhésion des gens du cru trop heureux que quelqu’un se passionne à ce point pour eux. J’ai fini à 3000 € dans l’indifférence locale totale. Le message était brutal mais avait le mérite de la clarté…
Et me revoici donc, avec mon béret tendu : à vot’ bon cœur m’sieur-dame. Sauf que cette fois j’ai les jetons. La trouille si vous aimez mieux. Et je pars sur une base de souscription à … 3000 euros en espérant faire autant d’heureux ! Mais gonflé aussi parce que cette fois le bouquin il va parler de vaches. D’Aubrac certes, mais de vaches. Et dans quelle langue ? Celle qui rime avec malandrin… en alexandrins ! Pour les plus jeunes et ceux qui se seraient égarés de facebouc, un alexandrin c’est un vers de douze pieds, qui malgré les apparences n’est pas apparenté au mille-pattes !
Je ne les ai pas comptés, mais il y en a autour de mille. C’est une vache qui versifie et remonte le temps, des burons où l’on confectionnait la tome d’Aubrac, jusqu’au salon de l’agriculture, en passant par la transhumance, le vêlage, le foirail, les pâturages…

Ce n’est pas parce que c’est moi qui l’ai écrit -Victor Hugo n’était pas disponible- mais il est vraiment très beau ce poème, sur des photos qui subliment et prolongent l’évasion, élargit et rend à l’infini, l’horizon.
Allez-y sans crainte et découvrez mes offres ci-dessous. Elles sont mirifiques…








http://www.ulule.com/jacques-larrue/



dimanche 20 janvier 2019

Numéro 32  -  7 janvier 2019









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Dans le rétro



Chronique d'humour du 16 décembre 2014




CELA faisait quelques bonnes piges que je n'avais pas pris la voiture pour rallier seul, le Var d'adoption à mon Tarn natal. Cela me remit en situation, lorsque je naviguais naguère, le week-end, d'un stade à l'autre, au temps où le rugby pouvait se pratiquer entre nous et à la bonne franquette, aussi bien à Auch qu'à Bourgoin. Si j'ajoute les parcours à vocation familiale que je viens d'évoquer plus haut, des kilomètres, j'en ai avalé presque autant qu'un électeur de gauche n'ingurgite de couleuvres depuis deux ans...
Qu'est-ce que vous voulez, je fais partie de ces grands pollueurs qui ont toujours aimé tenir entre leur main un volant, improprement baptisé ainsi lorsqu'on sait que dans les avions, on appelle ça un manche à ballet (surtout quand le trafic est dense...) Enfin je me comprends ! Remarquez, j'aime la conduite plus pour les sensations qu'elle procure, la découverte des paysages, la diversité du décor et les jolies airs sortis de l'autoradio, que pour la bagnole elle-même...
La bagnole, l'important c'est qu'elle roule et soit de fabrication française pour nous maintenir un peu de boulot et quelques devises... Mais pour ce qui est de la forme et du logo, on s'en tape un peu, non ? Non ! je sens que vous n'êtes pas d'accord. Quand je vois le nombre d'allemandes qui investissent nos voies et nos parkings, je comprends que ce qui compte pour vous... c'est le logo !


J'aime tellement conduire et écouter Barbara tandis que l'horizon s'enflamme par- dessus la longue dame brume, qu'il m'est arrivé de me dire que plutôt que d'écrire pour des zèbres « rouge et noir », j'aurais mieux fait de parcourir le monde à bord d'un 38 tonnes. Le lundi à Carmaux, le mercredi à Budapest et le vendredi à Athènes. Et un salaire à la fin du mois, une femme dans chaque aire... Le rêve, non?
Non ? Pourquoi vous me dites tout le temps non, aujourd'hui ? Enfin, là je suis d'accord. C'est plutôt non ! Parce que si j'ai croisé sur mon parcours journalistique un nombre considérable de « fifres » et de « tambourins », je dois reconnaître que l'idée de fréquenter cette horde de « grosses caisses » toute une vie, aurait tendance à m'effrayer a posteriori.
Parce qu'ils ont beau se coiffer de bonnets rouges, les types, on devine tout de même leurs grandes oreilles. Voyez, en empruntant jeudi l'autoroute reliant Brignoles à Toulouse, j'ai été pris de vertiges. Je me suis aperçu que je venais, en quatre cents bornes, de doubler... quatre cents bornes de camions et d'en croiser autant ! Et je ne vous parle même pas de ceux, les petits malins, qui coupent à travers pour éviter en prime les péages autoroutiers et qui défoncent de la sorte notre réseau départemental. Lequel part en biberine vu que le Conseil général n'a plus un seau de goudron pour reboucher les nids de poule dans lesquels les gros culs pondent leurs hydrocarbures.
Dire qu'ils nous emmerdent, est bien en deçà de la réalité. Ils nous empoisonnement ! Littéralement. Je ne parle même pas de leurs dépassements intempestifs en côte, lorsqu'il faut patienter de longues minutes pour qu'ils se replacent sur la voie qu'ils n'auraient jamais dû quitter, mais de l'épais brouillard crasseux dans lequel ils vous engloutissent, vous enlevant ainsi de précieuses années de vie, vous qui veniez d'arrêter de fumer dans l'espoir de la rallonger.
Au temps de Max Meynier, d'Europe 1 et de Jean Yanne on n'hésitait pourtant pas à proclamer « les routiers sont sympas ». C'était peut-être vrai, mais c'est surtout qu'ils étaient moins envahissants.


Empoisonnant, envahissants et menaçants. La bande de bof-beaufs qui alimente aussi bien la congrégation que ma chronique, ne voulant surtout rien payer. Ni le gaz-oil qui salope l'environnement, ni l'écotaxe dont la première vertu consistait à limiter l'usage de ces engins de mort et d'imposer à leurs propriétaires de chercher la bonne alternative.
Car si c’est leur pognon que veulent sauvegarder les patrons routiers, nous c'est seulement la planète que l'on aimerait bien épargner ! Qu'est-ce qu'on peut-être mesquins à nos heures ! Limiter les transports c'est simple. C'est déjà consommer ce dont on dispose sur place. Genre si les Bretons bouffaient des artichauts et leurs cochons plutôt que des olives et nos agneaux, ils n'en deviendraient pas immédiatement plus snoc qu'ils ne le sont déjà et leur bonnet rouge ne virerait pas au vert. Et si ma foi, on laissait aux Hongrois leurs terrines de canard, pour bouffer les nôtres, on dépenserait certes un peu plus, mais on mettrait l'humanité à l'abri de la couche d'ozone. Je ne parle même pas, d'Ikéa-caca… 
Et si on place des containers de choses indispensables sur des trains qui traversent le pays la nuit, sagement, sans lâcher le moindre gaz, on ne se réveillera plus le matin en crachant nos bronchioles.
Bon, j'ose imaginer que tout le monde peut être en phase avec cela. Mais que pèse mon petit édito énervé du mardi, face à la grande indifférence du monde ? Enfin, quand je parle d'indifférence, je sais très bien qu'il s'agit réellement de peur. Car ces types qui n'ont ni foi ni loi et dont le syndicat fait trembler l'Amérique depuis que le tracteur Ford existe, n'ont aucune limite à leur cupide cynisme.
On l'a bien vu lorsqu'ils ont violé les lois de la République en brulant les portiques d'écotaxe et en faisant plier un gouvernement désemparé et pusillanime. Alors cessons d'enquiquiner ces tyrans de la route, ces brigands de grands chemins, ces poètes du calendrier Michelin, ces sentimentaux de caniveau. Sans quoi, ils vous foutent deux camions en travers et ils vous pourrissent la vie, avant de vous l'enlever ! Avec leurs bonnets rouges, il se prennent vraiment pour le commandant costaud...
Il n'empêche que j'aurais bien aimé écouter Mozart dans la cabine de mon 38 tonnes... Une petite musique au bout de la nuit, lorsque l'aube joue encore à faire semblant !

Jaco


dimanche 6 janvier 2019

Numéro 32  -  7 janvier 2019

La cuisine de ma grand-mère, ma mère et Aubrac-sur-mer


Les balles de Clocheville







Un autre discours

Je ne fais jamais de politique ici, c’est bien connu. Et lorsque j’écris ça, je suis -pour une fois- sérieux. Je veux dire que je n’ai pas de chapelle et ne roule pour personne. Mon grand âge de sexagénaire où j'aimerais  tant me rapprocher du sexe et m'éloigner du génaire, m'a surtout appris qu'il y avait dans tous les camps de la pire droite à la gauche débile, des gens fabuleux et de sacrés crapules... Serais-je un tantinet anar ? Je le suis, mais...
Je cherche à me situer au plus prés des sensibilités humanistes, multilatéralistes et internationalistes. Car c’est à travers ces solidarités que nous pourrions concevoir un avenir commun.
Or je trouve dans la logique de Benoît Hamon et en l’occurrence le discours que je vous propose de partagern une posture rassurante, voire rayonnante. Bien loin des illuminations qui nous ont conduits où nous en sommes…. Alors si vous n'êtes pas trop bornés et que vous ayez un peu de temps .... écoutez voir ! 




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 Moi, je le suis toujours !



Nous sommes le 7 janvier. Il y a quatre ans nous étions (presque) tous Charlie.
 J'avais passé l'après-midi et les jours suivants à chialer. Peut-être plus de colère que de peine...
En voici quelques extraits.

        On y est ! jusqu'aux coups...         

Qu'est-ce qu'on se marre en ce début de XXIe siècle. Ca aurait été vachement dommage de ne pas le connaître... Vous aussi vous n'arrêtez pas de chialer ? On est fragile, non ?
C'est pas tellement la peur. C'est la colère. Noire. Mais alors noire... Avec plusieurs sentiments qui se chevauchent, s'amoncellent et, parfois, se contredisent. Mais une certitude, nos démocraties sont dans une belle merde !
Nous n'avons sans doute pas assez, individuellement groupusculairement, amicalement, collectivement, massivement veillé à protéger cet esprit de tolérance, d'ouverture, de dialogue, de solidarité, de fraternité -surtout avec nos frères venus d'ailleurs- qui sont les piliers de nos sociétés. Nous avons laissé les extrémismes prospérer. Les élections le disent, les crimes le crient.
Nous avons aussi laissé l'humour, la dérision, la caricature reculer face à tous ceux, doctrinaires religieux, politiques et financiers qui refusent le rire. Les cons ne rient jamais. Ils ne le savent pas, ils ne le peuvent pas, ils ne le veulent pas. Oui les financiers ! Ce sont les barbus de la finance qui, pour l'intérêt de quelques-uns, affament la planète. Ce sont, eux aussi, des terroristes et leur part dans les errements du monde est criminelle...
 Et les journalistes, dans tout ça ! On est tous Charlie ? Tous ? Oui, même Drucker ! Je l'ai entendu proclamer sur le grand journal de Canal : « Je suis Charlie ! ». Bon ! Mais alors un Charlie...coreux (tout doux) ! Un Charlie 4X4 (tout terrain) ! Et avec lui les intégristes, les fascistes, les frontistes n'ont pourtant jamais tremblé, ni eu matière à se plaindre.
Du reste, tous les journaux ont affiché à la « Une  » leur belle solidarité. Et ça aussi c'est nouveau. Parce que, excusez du peu, des journaux qui faisaient leur boulot, qui manifestaient un tel courage, il n'y en avait pas d'autres. Charlie était seul, donc vulnérable et il a payé cher cet isolement. Pour que cela ne se reproduise plus il va falloir maintenant que toutes les rédactions aient un peu plus de moelle (on peut remplacer par "couilles" si on le souhaite) et de morale.
Je vais -vite fait- vous reparler de moi qui ne compte pour rien parmi nos héros fauchés. Le hasard -toujours facétieux- a voulu que j'apprenne la tuerie de la bouche de mon amie Michèle, alors que nous nous apprêtions à rendre visite à son père, Robert Fogliani, dans sa maison de retraite. C'est lui, M. Fogliani qui m'a embauché en 1983 à Var matin. Le malheureux !
Toutefois si le prix à payer fut de devenir Toulonnais et de passer sous les herses -caudines- de GHM, j'ai quand même vécu 25 années d'exaltation.
Jusqu'à ce que des terroristes de l'information et du sport, me privent de la liberté de ton, de l'insolence et de la pertinence du propos. Var matin à la demande d'un seul club, m'a coupé la parole. Et ce n'était pourtant que du rugby (et pas mal de fric quand même !) Ce journal, qui a barré sa « Une » d'un poignant « SOLIDAIRE » n'a pas bougé un cil pour soutenir et moins encore retenir l'un de ses plus anciens journalistes.
Ce n'est pas l'attentat de Charlie. J'en suis ressorti vivant ! Mais à jamais amer. Et je redoute que demain, passé le coup de l'émotion, V.M, comme la plupart des titres pusillanimes qui déciment l'honneur de la presse, ne retrouvent leurs vieux réflexes lâches et complices.
Sans doute faut-il une autre presse. Et elle devrait renaître sur le modèle de Charlie. Quitte à porter des pare-balles ! Sans doute y aurait-il moins de demandes de carte professionelle. Mais rapidement, davantage de lecteurs. Et on y verrait tellement plus clair...
Bon, je ne vous recommande même pas d'acheter le prochain Charlie Hebdo. Ni, surtout, les suivants. Car si les chaînes d'infos -qui trouvent enfin le sang qui nourrit leur diarrhée et leur vacuité- et les canards stériles venaient à disparaître, ce serait sans importance. Le seul qui doive survivre, est précisément celui que l'on a voulu faire taire...
Jaco
Chronique d'humour du 7 janvier 2015







Pour tous (ou presque) cette manif ! 


VOUS direz que je râle pour tout. Et par les temps qui courent, encore heureux ! Enfin, heureux, faut voir... Je constate que pour susciter l'indignation de nos compatriotes, il faut quand même y mettre le prix. Bon, si ça peut avoir fait avancer les consciences des plus avertis et éveiller celle de la grande majorité d'endormis aux volants de leur 4X4 allemands, ce sera toujours ça, mon Charlie ! Quand au message que l'on souhaitait envoyer, il ne visait pas que les seuls collaborateurs de l'industrie teutonne. Il s'adressait à toutes les âmes récupérables. Sans exclusive. Pas même celle des cons qui tirent à vue, même si l'on sait bien qu'un con peut ne pas comprendre et que c'est même ce qui en fait sa marque de débile.
Non, la raison pour laquelle je reste « du bite à tif », c'est que si je compte bien, 4 millions (et même moins) de manifestants en France, ça fait la bagatelle de 62 millions qui sont restés chez eux. Au secours !!! où est la bassine que je dégueule un bon coup ? Bon j'en connais pas mal dans les 62... Notamment parmi ceux qui devraient lire ce blog. 1500 le reçoivent, 300 l'ouvrent et 120 le lisent ! Heureusement, bien davantage vont le picorer directement sur la toile. Grâce à Charlie je vais avoir gagné -moi aussi !- une poignée de lecteurs, c'est mathématique et humain...
Si j'étais resté chez moi dimanche, même malade -surtout malade !- je ne m'en serais jamais remis.
Même à Toulon c'était beau ! Et pas seulement parce que j'y étais... Nous y étions tous. Trois générations avec enfants et petits enfants. A Toulon aussi c'était beau, même si, pour autant et comme toujours, nous n'avons pas fait les choses comme les autres. C'était beau, mais... moins ! Pour la première ligne, toujours costaud le RCT (Rassemblement des Citoyens Toulonnais) ! Pour l'image, la façade rien à redire. Le grand Falco, le grand rabbin, le grand mufti et le grand chrétien, formant un cordon de protection de la société, parfaitement crédible et indispensable.

Mais il manquait du monde et de la ferveur. Je veux dire ce n'était pas le retour des XV mercenaires de Brennus, quoi ! Vous m'avez compris... Manquait aussi cette population musulmane pourtant si fortement présente dans le décor et dont on attendait qu'elle vienne à nos côtés, nous épauler et qu'elle se sente, elle-même, proche de tous. Pas des chrétiens, ni des juifs, ni même des athées, tout ça on s'en fiche ; ce n'était pas le propos. Tout près de la République, de la Liberté, de la Fraternité. Tout près des hommes.
Le recul du communautarisme d'un côté, du rejet et parfois de la haine à travers un parti politique qui nous empoisonne, voilà bien ce à quoi tous ensemble, nous devrions contribuer. Par de vrais bons sourires, de l'écoute, des regards positifs et des mains tendues. Par du dialogue. A l'égard de tous ceux qui refusent encore les règles impartiales et belles, d'une démocratie franche du collier.
Oui, cette manifestation, comme tous nos frères qui y participèrent, me fit du bien. Parce que franchement, comment aurai-je pu soulager ma conscience, si j'étais resté chez moi ce jour-là ? Si important. Peut-être historique ! Et si vous n'êtes pas descendus marcher, dimanche... bon courage pour la suite !
 Mais elle m'a laissé sur ma faim. Lorsque j'ai constaté par exemple, à deux reprises, que l'on chantait décidément mieux, ici, le Pilou-pilou que la Marseillaise. Questions de valeurs peut-être ? Ou de facilité...


Je me suis aussi beaucoup interrogé sur la pertinence d'avoir donné l'occasion à tous les lepénistes de rester chez eux ou d'aller se radicaliser un peu plus à Beaucaire ? Je connais plein d'électeurs de la famille infernale. Du père, mais plus encore de la fille. Et tous ne sont pas forcément des salauds qui auraient été des millions pour soutenir Pétain en 40 et se seraient cloîtrés quand De Gaulle triomphait en 44...
D'ailleurs, il me semblait que si j'avais dû organiser un tel rassemblement je leur aurais ouvert les bras : venez, oui, venez clamer à la face du monde que votre idéal est identique au nôtre...
C'est alors que j'ai entendu le vieux proclamer : « Je ne suis pas Charlie... » et l'autre ennoc nous reparler « d'immigration et de peine de mort... »
Ah ça ! En parlant de peine... Nous en avons. A commencer par celle de vivre sous le même ciel... que ces irrécupérables. La marche Républicaine était belle, certes. Mais elle aura aussi confirmé que l'unité, la laïcité, la liberté, l'égalité et la fraternité resteraient bien compliqués à partager.
Et qu'au nom de choses invraisemblables, basées sur des principes vieux de plus de 2000 ans, on voudrait nous obliger à croire par la force et à nous couper des autres...
Je crains fort que la PAIX ne soit pas encore pour demain.
Jaco