Vous le croyez, vous, que le problème c'est l'immigration ? Non, bien entendu et encore heureux ! Ce qui détruit la France et mine son État, ce n'est pas le voile, ce n'est pas l’abaya, pas plus que le burkini, même si c’est quand même déconner. Bien sûr, le djihad ça existe, les attentats islamistes monstrueux aussi, mais cela reste marginal, très marginal, très très marginal ! Et c’est presque miraculeux quand on voit les provocations tout aussi monstrueuses venues des États-Unis et d'Israël, le plaisir sadique que Trump, Nétanyahou et leur bande colonialiste, mettent à alimenter la spirale de violence par leur barbarie inqua-lifiable.
Le problème, vous le connaissez et, si vous êtes un tant soit peu mieux informé que par Cnews et TF1, vous l'avez compris depuis longtemps : il y a en France un pédophile potentiel sur 10 personnes. Je répète : un pédophile potentiel pour 10 personnes ! Cela n’incluant même pas tous les barjots capables de violence envers leurs conjointes pouvant aller jusqu’au féminicide. Cette réalité, j'ai mis moins longtemps à la mesurer, mais déjà beaucoup trop, lorsque je travaillais pour mon ami Henri au Comité Côte d‘Azur de rugby et la rencontre-choc avec Sébastien Boueilh qui venait de créer son association Colosse au pied d'argile pour prévenir c,es atteintes terribles à l'enfance dont il avait été lui-même victime à ses onze ans et pour de longues années, par un membre de sa famille. Partout sur les terrains de rugby, les cours de tennis, les sports de glace, des enfants sont manipulés, touchés, parfois violés par des éducateurs, des parents, des proches. Et tous se murent dans des silences, un déni qui les poursuivent à vie. Un autre camarade, Patrick, vint quelques années plus loin, me raconter l’histoire similaire et tragiquement classique d’une gamine cette fois, ayant subi sur la durée, les outrages et la soumission sexuelle de la part d’un ami de la famille. Manifestement, la mère, le père savaient mais n’eurent jamais le courage élémentaire, la dignité d’intervenir, y compris en déposant plainte. Des cas glauques, épouvantables, hallucinants, vertigineux, lorsqu’on le transpose à la réalité d'un village comme le mien où tout le monde se connait et où l'on côtoie cinquante personnes susceptibles d’adopter un comportement déviant avec un ou une gamin.e. Il existe à l'évidence et d'un territoire à l'autre, d'importantes disparités, n'empêche qu'ils - et elles - sont partout !
Alors non, mesdames et messieurs, le meurtrier de la petite Lyannah (11 ans) n’était ni arabe, ni noir, ni probablement musulman ! Et pour une fois on pourrait en venir à le regretter. Oui, parce que si au lieu d’avoir des enfants nus et contraints sur son ordinateur, il avait écrit Free Palestine ou Netanyahou assassin, il y a de fortes chances pour qu’il ait aussitôt été placé par le parquet d’Auch sur écoute, traçage, en garde à vue, voire mis en examen ou sous écrou pour antisémitisme, terrorisme ou va-t-en voir quelle accusation bidon. Non, le pédocriminel était bien de chez nous, il s’en fallut même d’une lettre qu’il ne s’appelât Bardella !
A ceux qui disent - mais surtout à ceux qui croient - que la mort d’un enfant n’est pas politique, je dis : arrêtez vos conneries ! Nous en mesurons ici la dramatique démonstration. Voici bientôt vingt ans, l’arrivée de l’entente Sarkozy/Kadhafi au pouvoir, que le duo conflictuel police/justice s’est égaré sans ne plus jamais se retrouver sur des bases logiques, fonctionnelles et républicaines. C’est la fin de la police de proximité - dont le dessein consistait à dialoguer, à prévenir, à intégrer notamment dans les ghettos de banlieue -, qui favorisa l’émergence de pratiques délictuelles opaques, de la montée de la violence et des trafics de stupéfiants, tandis que les moyens de la justice déclinèrent tellement qu’elle en devint inopérante. Au fil du temps, personne, pas plus les deux présidents suivants, que les multiples gouvernements corrompus, ne considérèrent le sujet de manière prioritaire. Si ! On ne peut pas enlever à Hollande et Macron, l’augmentation démesurée des effectifs de police et de gendarmerie dont la mission quasi-exclusive consista à mâter toute forme de protestation, de rébellion éventuelle. Du tabassage des Gilets Jaunes, au pilonnage d’écologistes, à la répression des manifestations contre la retraite à 64 ans, ou pour Gaza et la Palestine, nos forces de l’ordre ont accompli leur mission avec un certain brio et un zèle certain. Il y eut aussi les grandes déclarations martiales et les effets de manches de la Macronie dans les quartiers nord de Marseille, mais si les dealers furent voués aux gémonies, cela n’empêcha pas les beaux quartiers et les hautes instances de continuer à s’en mettre plein le pif !
Et pendant que l’on bastonnait, éborgnait et gazait les opposants au régime, qu’on traçait les moindres gestes et tweets de Rima Hassan et d’Omar Alsoumi, on enterrait l’enquête parlementaire sur le pédocriminel Epstein qui organisa sur le sol Français des orgies à base de chair fraîche. Morandini gardait impunément l’antenne de CNews et Europe 1, Ary Abittan recevait l’appui de Brigitte Macron qui traitait les féministes de sales connes, Patrick Bruel triomphait sur scène avec des dizaines de signalements au cul ! Partout, je dis bien partout, des Jérôme Barella sévissaient, plusieurs crimes d’enfants se produisant sans qu’ils n'aient jamais été prévenus. Des butors, engagés au nom d’une idéologie libérale et nationaliste pour casser du gaucho, oui ! Mais une police judiciaire formée d’experts et de gens bienveillants en nombre suffisant, des procureurs et juges intègres, jamais ! Ou, pour être juste, de moins en moins.
Je ne vais pas refaire l’histoire déchirante de cette gamine, ni rappeler en longueur la plainte déposée en vain par une autre maman pour sa fillette que l’assassin de Lyhanna avait déjà violé. Mais ce qui est sûr, c’est que nous en sommes tous responsables. Parce que la France depuis des années se fait, par ses votes, la complice de ce pouvoir néo-libéral qui tolère le viol et le trafic d’enfants et de jeunes femmes, tandis qu’il persécute ses opposants politiques. La France qui accepte qu’un premier ministre mente à la tribune de l’Assemblée Nationale en osant affirmer ne pas être informé des sévices infligés aux élèves de Bétharram (que l’on pourrait étendre à la plupart des établissements privés catholiques). La France qui n’a de cesse de vouloir alourdir les peines pour les immigrés parce que leurs crimes seraient pires que les nôtres. La France qui supporte enfin de n’avoir qu’un procureur pour 100 000 habitants soit trois fois moins qu’en Europe et un déficit abyssal de juges, interdisant une justice rapide et incontestable. Notre pays compte, selon l’IFRAP, 2227 procureurs, là où il en faudrait 5702 pour se situer seulement dans la moyenne européenne. On comprend dès lors que le parquet se craquelle de toute part, surtout lorsqu’on lui donne pour consigne prioritaire de glisser de la drogue dans le sac à main d’une opposante politique.
Et c’est ce même ministère de la justice qui a docilement accepté de perdre 414 millions sur son prochain budget (pour mieux préparer la guerre) qui vient aujourd’hui accabler le personnel qu’il a lui-même considérablement fragilisé. Et pour finir sur une note presque cocasse, il faut entendre Darmanin, des trémolos dans la voix, refuser de démissionner mais accabler et menacer de sanctions ceux qui auraient soi-disant failli sur le terrain. Or il se trouve que leur patronne, ainsi lourdement mise en cause, la procureure d’Auch Clémence Meyer, venait d'être promue par le même, au troisième grade, c’est-à-dire le plus élevé dans la fonction... |