Il n'est pas question d'attendre et encore moins d'exiger de tous qu’ils deviennent mélenchioniens, ni même adeptes inconditionnels de la cause défendue par les Insoumis. J’ajoute que je n’entends pas venir défendre sa bonne parole ni sa cause à longueur de chroniques jusqu’au moment où le choix inéluctable aura été fait. Mais encore faudrait-il pour cela que le pouvoir et les médias aux ordres, veuillent bien lâcher un peu sa vieille carcasse et le laisser préparer sereinement sa campagne. Or c’est justement ici que nous en sommes et tout le fond du problème : ils semblent résolus à ne pas le lâcher ! Qu’ils le combattent parce qu’il présente un réel péril pour leur satané système et plus encore leurs intérêts gigantesques, on le comprend. Mais qu’ils le fassent enfin loyalement - je sais, ce mot ne les oblige guère !-, sans pervertir le combat, sans changer les règles démocratiques, sans pratiquer les plus viles méthodes de harcèlement, de persécution, de calomnie.
Jean-Luc Mélenchon, compte tenu de la qualité du personnage, de sa persévérance, de la force de ses idées et du travail accompli depuis si longtemps avec une équipe assez incroyable, justifierait tout de même qu’on le respecte. Et il me semble intéressant, intelligent même, je dirais, et surtout honnête – non ! ne me dites pas qu'il n'y a plus de gens honnêtes ! - de l'écouter plutôt que de se faire une opinion à travers ce qu'en disent en boucle, les médisants, les méprisables. Après les sketchs successifs des « municipales » et les révélations d’ingérences impliquant sans réserve l’État d’Israël, il ne semblait pas illusoire d’espérer que la question nauséabonde de l'antisémitisme serait cette fois évacuée. Or voici qu’elle se réinvente, se réinvite inlassablement sur les ondes, remonte à la surface comme les immondices activées du fond par le courant. Elle revient, avec encore plus de médiocrité et de mesquinerie au lendemain du transfert des corps de Marc et Simonne Bloch au Panthéon, où la petite fille accompagnée d’une grande partie de sa famille, posaient devant le portrait de leur grand-parents en présence de Jean-Luc Mélenchon et des élus Insoumis. On ne tardera pas à apprendre qu’à l’instar de l’Union Juive de France, de personnalités diverses ayant pris le parti de la Palestine, Suzette Bloch - dont le père, qui était juif, ne le mettait jamais en-avant, préférant se réclamer de son statut d’historien puis de cet engagement de Résistant tomba sous les balles nazies – est également devenue antisémite parce qu’elle a été photographiée avec Mélenchon, tandis qu’elle s’était opposée à la présence du Rassemblement National au Panthéon. Il en est un pour qui le parti fondé par des collaborateurs, miliciens et soldats de la Waffen SS ne pose aucun problème, c’est Guillaume Erner - et France Culture qui le soutient - ! Mercredi matin, ce triste sire invitait pour son émission matinale, Marine Le Pen, l’héritière d’un Front National connu pour sa proximité avec les mouvements fascistes et longtemps antisémite assumée. Au lendemain de l’entrée d’un Résistant connu pour son engagement très à gauche, on peut dire que c’était à la fois délicat et subtil ! Mais ce à quoi les auditeurs de l’abject ne s’attendaient pas, c’est le parallèle qu’il allait oser entre Jean-Luc et Jean-Marie. Et de mettre dans un document sonore qu’il avoua avoir puisé dans les réseaux - c’est-à-dire sans aucune vérification des sources et de la sincérité - les propos de Mélenchon et de Le Pen. Des phrases sorties de leur contexte et dont la plupart concernaient les « élites » sans la moindre connotation d’origine confessionnelle ou raciale. Un travail de sagouin, de bandit, de salaud, de type indigne et qui méritera, quoi qu’il arrive, le sort que l’avenir lui réservera. Sachez, pour ceux qui l’ignoreriez, que l’individu appartenait à la bande de Charlie Hebdo : Charb, Cabu, Wolinsky et leurs camarades massacrés - dont beaucoup étaient des sympathisants de Mélenchon ou de ses idées. Vous savez, j’ai beau chercher mais ils me semble qu’il ne peut y avoir plus fétide, plus abjects que ces procédés visant à faire porter sur un homme que l’on combat pour ses idées, la culpabilité de tout ce, qu’au contraire, il combat, lui et ses camarades, depuis l’origine de leur engagement politique. Et de pousser l’ignominie - oui je sais ce sont toujours les mêmes vocables affligés qui reviennent - en demandant ingénument à l’héritière Le Pen comment elle était sortie de l’antisémitisme ? Et pourquoi pas du racisme tant qu’il y était !
Y aurait-il à la direction de Radio France, peut-être même à l’ARCOM, au gouvernement - rêvons ! - quelqu’un susceptible de suggérer à ce tout petit Monsieur, de mettre plutôt en juxtaposition les propos de Mélenchon avec ceux de de Gaulle. Juste histoire de constater que le chef des Insoumis apparaîtrait alors largement plus modéré que ne l’était le Général sur la question. Enfin bref ! On s’use à toujours se défendre d’accusations, de perfidies, d’infiltrations qui apportent sans cesse la démonstration que les lobbies israéliens présents à tous les niveaux des postes décisionnaires, y compris les principaux, empoisonnent la vie politique du pays. Depuis le début du génocide à Gaza et l’extermination du peuple palestiniens faisant suite aux attentats du Hamas, le CRIF, Elnet, la LICRA, les services secrets israéliens imposent en France et partout dans le monde une pression, une manipulation dont on ne prend pas suffisamment la mesure et que l’on ne combat que très insuffisamment. Pour se donner le droits de tuer des milliers d'enfants, de supprimer un peuple en fait, ils pointent du doigt tous ceux qui ont même pas le courage, mais seulement la dignité de s'opposer au génocide. Nous resterons sous cette emprise mafieuse tant que l'état français ne dénoncera pas officiellement, clairement, fortement, l'instrumentalisation de l'antisémitisme qui, non seulement pollue notre démocratie mais, ne l’oublions jamais, est une honte pour la mémoire de l'Holocauste.
J'ai choisi ce titre, la plus étrange des fêtes, parce que je savais que beaucoup d'entre vous auraient la référence et feraient aisément le lien entre Marc Bloch et la fête de la musique. Car si LFI est un parti d’antisémites, sachez qu’il l'est également de terroristes. En foi de quoi, un préfet probablement de la trempe de Jean Moulin (!), s’est permis sur ordre de sa hiérarchie ministérielle de refuser à cette organisation politique le droit d'organiser cette fête - pour laquelle les formalités avait été remplies de longue date - sur la mythique place de la Républiques, devenue le lieu de Résistance intersectionnel de la jeunesse, de la diversité et de l’anti-fascisme. Avertis cinq jours avant de l’interdiction, les organisateurs obtinrent, en référé, gain de cause et permirent à des dizaines de milliers de jeunes gens de faire une méga-fête dans un climat certes torrides mais parfaitement sain et fraternel, sans le moindre incident. Si bien que, après avoir fait des heures d’antennes sur les périls que représentaient ce rassemblement avec des artistes soi-disant subversifs - mais qui surtout n’étaient même pas programmés -, les médias et les adversaires politiques n’en ont plus dit un mot. Et pour cause, tous fulminaient intérieurement qu’il n‘y ait pas eu le moindre incident. C’est pas compliqué, sans doute pour les faire chier, pas un parmi les milliers de participants, n’est même tombé dans les pommes ou a saigné du nez ! Voici - et je vais ainsi conclure -, comment les tenants de l’ordre mondial capitaliste, ces petits valets de la finances, mettent sans cesse la démocratie mais plus encore la concorde et l'unité nationale en cause.
Alors oui, si vous êtes de ceux qui pensent que la terre vous appartient, que le malheur des autres ne vous concerne pas, que votre seul idéal dans l'existence est de bien « profiter », je dirais : c’est votre droit ! Tant pis pour vous, mais c’est votre droit. Mais s’il-vous-plaît, pas plus pour un Insoumis que pour un autre, n’acceptez jamais que la calomnie, la méchanceté et pour finir la haine ne deviennent la règle en politique. |