mardi 6 octobre 2026

 

Renvoyez les flics à l'école !

J’ai été jeune et très heureux en classe. Pas de rats, pas de froid sidérant, pas de chaleur excessive, pas de manque de professeurs. Il y en avait même un peu trop ! Quand on souffre de troubles de l’attention au dernier degré comme c’est mon cas - sans que d’ailleurs personne n’en sache rien puisque cette tare n’était nullement identifiée -, un prof c’était déjà beaucoup, mais alors dix ! Enfin bon, je ne retiendrai pas la persécution dont je me sentis victime en qualité de « per-ché » mais l’abondance de maux pour un bien ! Celui d’un enseignement qui tournait rond, dispensé par les vieux profs descendant des « hussards de la République » d’une part et la nouvelle vague soixante-huitarde moins rigide et carrément laxiste aux yeux des réacs qui sévissaient déjà.
Je parlais de République et l’école en était le cocon, le sanctuaire et la fierté. Nous qui sommes devenus - au fil du temps et des comptes qu’ont réglé avec nous et légitimement, les génération suivantes -, des boomers, avons pleinement bénéficié de cette éducation tout en douceur, j’allais dire en sollicitude même s’il advenait qu’un professeur pète les plombs, surtout s’il tombait sur un gabarit de mon espèce !

Dans République, il y a évidemment publique et ce fut après la dévastation nazie et pétainiste - pour lesquels on nous dit que plus de 30 % des français éprouvent désormais une nostalgie ! - l’autre grande réalisation de tous les régimes de la Quatrième et du début de la Cinquième (je ne parle plus de la classe mais encore de la République) fut de permettre à tous les enfants d’aller à la même école et d’y apprendre le même français, la même Histoire sur les mêmes notes de musique et d’harmonie. Il y avait en cours, je m’en souviens avec une étonnante acuité, les enfants de la ferme dont certains emmenaient avec eux des relents de vache avec lesquels il fallait composer et ceux de la ville aux ongles bien propres et aux tenues impeccables. A Graulhet, il y avait des tas d’usines de cuir, elles aussi pas toujours bien odorantes. Mais les fils de patrons, futurs héritiers et déjà nantis, s’asseyaient aux mêmes pupitres et apprenaient pareil-lement que ceux des ouvriers plus nombreux mais souvent aussi studieux. Et puis, j’y viens car cela revêt le plus grand intérêt, certains étaient Espagnols, d’autres Italiens, beaucoup Portugais et, oh ! quelle catastrophe, des petits Maghrébins ! Les tous premiers nés en France après la grande migration des années soixante. Un tel mélange ne provoquait aucune tension, ni tentation de ségrégation. Seuls les cadres de vie tranchaient déjà, car les enfants arabes et portugais, essentiellement, regagnaient le soir leur citée où s’alignaient des immeubles de béton, les mêmes qui, soixante ans après sont transformé en frigo ou en bouilloire suivant la saison, vétustes, sordides, abandonnés.

Dans ces années soixante-dix, ce n'était pas que je sois tellement fan de l'autorité policière. Certes le général de Gaulle - je m’en suis souvent expliqué, voire confessé ici - me faisait grande impression, mais ce n’était pas l’uniforme qui en était la raison, plutôt ces accents profonds de résistance et d’humanité que je défends encore. Par ailleurs, je nourrissais bien davantage ma culture poétique et politique avec Vian, Reggiani, Brel et Brassens, faisant mon marché à Brive-la-Gaillarde (pour ceux qui ont la réf !)
Toujours est-il qu’en ce temps-là, lorsque j’allais en ville et croisais un gendarme, un policier je n’en avais même pas peur ! La plupart affichait une allure débon-naire, certains souriaient même ! C’est que, compte tenu de leurs états de service entre 40 et 44, puis durant la guerre d’Algérie, pandores et flicailles avaient beaucoup à se faire pardonner ! Bref, sans aller jusqu’à la lune de miel, cela se passait au moins sans fiel. Sans haine et sans crainte ! Même en 68 - et sans vouloir pousser trop loin mon gaullisme ripoliné de rouge insoumis - la marée-chaussée ne se comportait pas avec la violence inouïe observée au moment des Gilets jaunes et a fortiori ces derniers jours avec des adolescents très vulnérables et, pour la quasi-totalité, parfaitement innocents. Cinq mille interpellations d’enfants, plus de trois cents agressions policières, deux cents blessés dont certains dans un sale état, œil crevé, mâchoire déchiquetée, main arrachée. Mais à quelle époque et dans quel pays mutile-t-on ces enfants ? Ici et maintenant !

Comment se fait-il alors que l’on en soit presque arrivé à appeler les bandits pour nous protéger de la police, que les femmes redoutent autant de déposer plainte que d’être violées, que des fonctionnaires payés par nos impôts soient redevenus des agents décomplexés du nazisme ?
Le basculement total, et espérons-le, pas encore irréversible, s’effectue durant le quinquennat de Sarkozy. J’en vois que cela n’étonne même pas ! Nous y avons atteint le point sublime de la corruption, du mensonge, de l’anéantissement de la moralité politique. Ces années coïncident aussi avec l’effondrement de l’économie mondiale, avec la crise des subprimes, de la bulle immobilière et de la hausse des taux de crédit. A ce titre, 2008 est l’une des dates retentissantes et annonciatrices de l’effondrement du modèle capitaliste, autrement dit de la financiarisation de l’économie. Outre les difficultés que les pays à vocation libérale ont eu à s’en remettre, il y eut l’impératif pour ceux qui dirigent le monde occidental - les milliardaires –, de protéger leurs intérêts et d’accentuer la pression sur ceux qui nous gouvernent. Après avoir désigné les boucs-émissaires – les étrangers essentiellement musulmans, africains, les communistes, les minorités sexuelles et ce qu’on appellera bientôt les wokes – il s’agira ensuite de les désigner auprès de la majorité des bien-portants et surtout bien-pensants (ceux de droite qui se lepéniseront à grande vitesse) les ennemis à abattre. Ainsi la « belle » bourgeoisie placera ses enfants dans les écoles privées - quitte à les soumettre à quelques mains baladeuses voire des bites inquisitrices - à l’abri de ce que beaucoup, totalement décomplexés, appelleront la « racaille ». Un mot popularisé d’ailleurs par Sarko lui-même et qui situe bien cet effondre-ment éthique et humain auquel je faisais un peu plus tôt référence. Pour retrouver son autorité, le capitalisme guidant l’État mit un terme à la police de proximité établie dix ans plus tôt par le gouvernement Jospin. Il s’agissait pour les flics, de rentrer dans les quartiers notamment, mais un peu partout en réalité, pour s’intégrer à la population, y compris lorsqu’elle était réputée difficile et régler l’essentiel des problèmes par l’échange, la conversation et même les parties de football. Cela marchait pourtant très bien, mais l’ordre financier mondial s'accordait mal de ces apaisements. Le sombre président à talonnette siffla la fin de la partie de ballon et intima l’ordre à ses forces de taper plutôt que de copiner. Et vous ne serez toujours pas surpris si je vous dis que c’est lui qui mit dans les pattes peu délicates de ces gens, un tout autre jeu, le redoutable flash-ball, cette arme magique qui coûte un œil aux manifestants !
Depuis Sarkozy la police et la gendarmerie ne sont plus les mêmes. Et lorsque vint Hollande, qui fit rire les milliardaires du monde entier, lorsqu’il lança          « mon ennemie c’est la finance ! » formule creuse grâce à laquelle il fut élu, loin de reculer, l’État policier ne fit que progresser et refouler les principes de concorde et d’unité nationale. Ce fractionnement connut des paliers convulsifs comme la première loi de légitime défense, les combats de Notre-Dames-des-Landes, la mort d’enfants dans les quartiers et de Rémi Fraisse sur la ZAD de Sivens.

Depuis Macron, Castaner, Philippe, Darmanin, Retailleau, Nunez ce n’est que pure folie. Feu à volonté ! La boucherie des Gilets Jaunes et de Sainte-Soline et, si on ne l’avait pas forcément anticipé, la guerre ouverte contre des gamins de seize ans, révèle l’atrocité, la monstruosité, la déconstruction mentale d’un régime prêt à toutes les abominations pour se maintenir en place. C’est par la même logique qu’est légitimé le génocide à Gaza, la criminilisation des soutiens aux peuple Palestinien, le dénigrement, la destabilisation et diabolisation de la France Insoumise.

Dans l'urgence et pour aller mieux, il faudrait d’abord pendre l’effigie de M. Rockefeller par les couilles et envoyer tous les policiers et gendarmes à l’école. Publique !

Encore un peu de Victor Hugo, ça vous dit ?

Extrait de la série Ennemi  d’Etat réalise par Jean-Marc Moutout.

La FAF patrouille de Thomas VDB

Arrêtez, ce sont des enfants !


La Nouvelle France se met en mouvement 

Les élections c'est dans huit mois !

Et pendant ce temps !

Retour sur la manif en chansons de Mende 

Je m'aperçois que j'ai oublié, mardi, de vous proposer cette charmante vidéo de maifestation enchantée, organisée par Résistance Joyeuse avec les belles vois de La Roumègue. Groupe vocal de Mende et Chanac. Régalez-vous ! 

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Extrait du dernier album "Le Coeur au vent". Avec l'une des chansons militantes dont Hk a le secret, je dirais même le génie :"Serrer les rangs". 

Et elle est évidemment d'une brûlante actualité.

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Replay

A voir d’urgence et absolument : 
Odey, l’enfer du décor en Cisjordanie

Me refusant à participer de l’empoisonnement de la planète, je ne voyage plus. J’ai trouvé beaucoup mieux pour explorer le monde. Sur Youtube (avant que tout ce qui dépassesoit censuré par la facho-tech). Hier, en Cisjordanie avec Camille, reportrice d’utilité publique, j’ai croisé la vie d’Odey, un petit homme de dix ans qui rêve de devenir footballeurs. Avant cela, il va falloir qu’il survive (moralement et physiquement) à l’odieux apartheid que lui infligent les colons Israéliens. Allez, venez, on part à la rencontre d’un de ces petits palestiniens dont la vie n’est rien d’autre qu’un enfer ! 

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Des résistants aux antifas, 

combattre le fascisme

Prenez le temps de voir ce remarquable dossier élaboré par Blast. Vous apprendrez des choses et ne pourrez plus dire : "on ne savait pas !"

Comment vient le fascisme. Prenez le 
temps de regarder cette émission

Il est impossible de rester stoique et même seulement perplexe face à l’installation d’une société fasciste, partout dans le monde mais singulièrement chez nous en France. Un État qui tire à bout pourtant sur des enfants à largement franchit le pas. J’invite tous mes amis, camarades et lecteurs de passages à regarder très attentivement cette émission de Blast. Mais aussi et surtout à la transmettre a au moins une personne. Deux, trois, dix, cent et même mille si c’est possible ! Personne ne pourra dire « je ne savais pas !». En tout cas, comme je l’ai déjà écrit et le réécrirait inlassablement, je ne parlerai plus jamais à ceux qui ne m’auront pas confirmé - en tant voulu - qu’ils ne voteront pas pour Le Pen, Zemmour ou n’importe quel nationaliste, raciste et nuisible de cette espèce.

Et ceci en complément...

Le syndrome du larbin. Passionnant !

vendredi 2 octobre 2026

 

mardi 29 septembre 2026