lundi 28 septembre 2020







27.- LE THÉORÈME DU POISSON-ZÉBRE - Voici une révélation assez étourdissante et, il faut bien l'admettre aussi, flippante, dont on comprend que les scientifiques aient tardé à nous la livrer. Nous partagerions donc la bagatelle de 70 % de nos gènes avec le poisson-zèbre. Si j'avais dû répondre à cette épineuse question - de quoi sommes-nous le plus proches ? - j'aurais sûrement tenté comme tous les cons, le singe ou l'âne. Suivant mon humeur, plus sûrement le mouton ! Éventuellement la poule - pour la femme -, ou le coq - pour le supporter de l’Équipe de France -, possiblement le cochon, - pour l'homme - puisqu'il paraît que... 
Finalement se sont les 30 autres pour cent qui feraient nettement la différence. Les jambes, les poumons, la quéquette, le cerveau... Ah non, pas le cerveau ! Car justement c'est, avec la moelle épinière et le système nerveux, ce qui nous rassemble, le poisson-zèbre et l'homme.
Les chercheurs se sont aperçus que lorsque le bel animal aquatique était carencé en vitamine E, son cerveau avait du mal à se développer ou souffrait de graves malformations. Et voilà d'où ça vient les 38 % de gens qui font confiance à Macron, les abonnés de fessebouc et snapchat, les supporters sportifs et les véganes. C'est le poisson-zèbre ! Ils n'en mangent pas assez. Car eux en contiennent plein de vitamine E. Remarquez les hommes aussi ! C'est d'ailleurs étonnant que les Macronistes soient carencés, eux qui ont une tendance lourde à bouffer tous leurs rivaux…
Et ce sont des chercheurs de l'Oregon - donc aux États-Unis - qui ont découvert notre compatibilité avec nos amis de l'aquarium. Les cervelles vides ou déformées. Chez eux il y a urgence. Je pense que l'ONU, les ONG les ON... n'en peu plus de Trump, devraient expédier urgemment vers l'Amérique du nord, des tonnes d'huile de tournesol et de foie de morue, des olives, des noisettes et tout ce qui concentre un max de vitamine E. Il ne reste plus qu'un mois avant les élections et la possible réélection de Trump. Il devrait aussi, par la même occasion, en faire une bonne cure, tant on le sent carencé le pauvre homme. Il pourrait boire l'huile à la bouteille de cinq litres et trinquer avec la furieuse Amy Coney Barrett qu'il vient de nommer à la Cour suprême. Cette conservatrice ultra-catholique qui milite contre l'avortement, mais... pour la peine de mort et le port d'arme légal ! 
On peut même faire des dons car ils sont décidément en manque. Mais bon, comme je le stipulais plus haut, ne faisons pas comme avec les masques, prenons soin tout de même de préserver nos stocks. Ca servira  ! En tout cas, je ne sais pas si vous saviez tout ça mais si ce n'était pas le cas, je suis ravi de vous en avoir appris une bien bonne.
Et tant que nous y sommes, cela dois donc venir de là, la fameuse expression, jusqu'ici dénuée de sens : drôle de zèbre !






samedi 26 septembre 2020







25.- A THERESE, A LA FAMILLE VIDAL, A NASBINALS - Nasbinals m'est aussi cher que si j'y étais né. Peut-être parce que, sauf surprise, je vais y mourir. Célestin Vidal, je ne l'ai connu que bien plus tard. Et dès lors, j'ai regretté que cette rencontre n'ait pas eu lieu bien avant. Comme si je redoutais de ne pas assez en profiter. Sans anticiper qu'effectivement la maladie, représentée bien souvent sous la forme hideuse d'un crabe, viendrait - alors qu'il s'en était déjà tiré une fois ! - le grignoter inexorablement pour en finir ce 24 septembre. J'ai perdu maman le 26 de mois-ci l'an passé. Ce n'est pas un bon mois. Si tant est qu'il existe un bon mois pour mourir ! 
J'ai peu connu Célestin, à peine mieux que les lapins qu'il nourrissait, qu'il chérissait mais qu'il n'arrivait pas à tuer, confiant la mission à son fils Michel - notre cher Michel -, qui n'aimait pas ça non plus, mais à qui le patriarche ne laissait pas le choix. C'était agréable de discuter avec Célestin, lorsqu'il "soignait" ses lapins. Ce n'était pas des conversations d'une folle densité. Tout se mesurait à l'intensité. Y compris dans les silences. Parfois le propos était ferme. Excessif (quoique !) lorsqu'il jetait sur ce monde en perte de valeurs morales et de conscience au travail, un oeil amer et désabusé. Mais il savait aussi rendre justice. Aux ouvriers de la menuiserie Vidal par exemple. Avec Maxime et Thierry, il trouvait que Michel avait beaucoup de chance. C'est juste ! 
D'ailleurs juste, c'était un mot qui lui convenait parfaitement. Rude, intransigeant, mais juste. Et pas méchant... 
Rude lorsqu'il s'agissait de travail. Rude au Conseil municipal où il fut premier adjoint. Rude chez les pompiers. Rude lorsqu'il prit en main les destinés de l'Association des anciens combattants, la Fnaca. Tout devait aller droit, tout devait tomber juste pardi. Une toiture, un escalier, un engagement, un défilé vers le monument aux morts. Et un repas ! Car si nous avions à faire là à un rigoriste, un perfectionniste, il ne fallait pas gratter beaucoup pour rencontrer l'épicurien. Le bon vivant épris de bonne chère, mais aussi de grand air. Dans un verre de vin, un ciel de juin, il admirait les rondes d'étoiles qui embellissaient l'existence.
Ce que je retiens de Célestin et qui lui a valu l'attachement de Nasbinals et de tous ceux qui, de Saint-Geniez à l'Algérie ont eu le bonheur de le côtoyer et de partager quelques bonnes tranches de vie, c'est sa bonté, son intelligence et son humour. Ce petit sourire en coin, les yeux plissés. Je dirais malicieux, si j'osais. Car s'il savait se montrer intraitable, Célestin possédait le fond que l'on doit le plus apprécier chez un homme : la gentillesse, la simplicité, la bonhomie. 
Et il n'a pas fini de m'accompagner sur les sentiers d'Aubrac, parmi ses parterres fleuries dont on ne se lasse jamais parce que nous les redécouvrons sans cesse. On redécouvrira aussi Célestin, éternellement, par delà ces chemins...













jeudi 24 septembre 2020



23.- LES AFFAIRES DE FERRAND.- " Aujourd'hui, pour paraphraser le Général, je constate que tout le monde a été, est ou sera chiraquien ! " La tirade n'est pas l’œuvre de Jean-Louis Debré, le seul rescapé de le famille cet été, ni d'aucun compagnon de route des deux grands hommes de la cinquième République. Non, c'est celle du président de l'Assemblée nationale - donc du peuple, donc de nous tous - le jour où elle rendait hommage à Jacques Chirac pour le premier anniversaire de sa mort.
Richard Ferrand semblait ainsi railler la présence, pour la cérémonie, de Jean-Luc Mélenchon et André Chassaigne. Il ne manque pas de culot lorsqu'on sait que lui, a récemment viré casaque en enfourchant le cheval Macron et la politique la plus violemment libérale, après avoir feint de défendre des valeurs humanistes à la gauche du Parti Socialiste. Bref un amateur de soupe comme la plupart de ceux qui se prétendent " en marche ". Qui vont au gré du vent comme les girouettes... 
Finalement la seule chose qui rapproche Ferrand de Chirac, ce sont ses démêlés avec la justice et sa mise en examen pour prise illégale d'intérêt. Ce qui ne manque pas de saveur, lorsqu'on se souvient que le triste sire était tombé à bride abattue sur François Fillon, en sachant pertinemment que si l'ancien premier ministre était inquiété, les votes de droite se reporteraient massivement sur Macron. Et le 23 février 2017 le même Ferrand était chargé par la République en Marche d'énoncer les critères de moralité de ses candidats aux législatives et notamment faire une déclaration d'intérêt pour bien démontrer qu'il n'y avait pas de... conflit d'intérêt ! Et c'est là que ceux qui avaient cru au "nouveau monde" chanté par cette bande de technocrates ambitieux, d'opportunistes prêts à tout, comprirent qu'il ne s'agissait en réalité que de manipulateurs issus de l'ancien monde tant décrié...
Mais enfin il faut bien admettre qu'ils n'ont pas eu si tort que ça, puisqu'ils sont toujours en place et parfois très haut perchés !

" Drôles " de nouvelles 


  • Ce n'était ni Barbara, ni Brel, ni Reggiani, ce n'était pas Cordy non plus, faut pas déconner ! Juliette Gréco c'était une silhouette, une voix, une sensualité. Elle fut, mieux que l'interprète des grands auteurs, l'égérie, la muse... Figuration de l'existentialisme elle fut au centre du mouvement de Saint-Germain des Près, où il n'y a effectivement plus d'après. Si ce n'est par l'incarnation médiocre des bobos. La "jolie môme" en noir, sut mener de beaux combats pour de justes causes. Mais enfin, elle se partageait entre son grand loft parisien et les hauts de Ramatuelle !
  • Mauvaises journée pour le chaud bizz. De l'autre côté de la casserole, c'est Pierre Troisgros qui s'en est allé. D'un âge avancé et à peu prés équivalent à celui de "La Gréco", la chanteuse et le cuisinier n'étaient d'après nos informations pas dans la même voiture ce 23 septembre et n'auraient donc pas succombé d'une sortie de route. Contrairement à la légende, même s'ils souffraient d'un léger embonpoint, les frères Troisgros n'étaient que deux. Pierre était le dernier survivant et cela laisse une chance à tous les saumons de ne pas finir dans l'oseille. Attention toutefois à Michel le successeur qui sévit toujours et surtout à César et Léo qui perpétuent la tradition de cette cuisine française prétentieuse et terriblement onéreuse.
  • Marseille vient d'être placée en "état d'urgence sanitaire". Parmi les mesures draconiennes, la fermeture des bars et restaurants comme au bon vieux printemps dernier. Ce qui aura pour effet de ralentir probablement la propagation du virus, mais surtout, de prévenir massivement les gastros...


mercredi 23 septembre 2020

 


Graulhet, le clocher et les poteaux !



22 - LOU SANG DAL PEPI - Ce blog n'a pas de destination précise, moins encore de finalité. Son premier objet est d'entretenir par l'écriture qui m'est chère et le style qui est mien, un rapport humain avec un groupe de personnes, relativement disparate, mais que je scinderai en deux catégories inégales, ceux qui partagent ou apprécient au moins mon engagement politique, social-écologique d'une part et ceux qui m'ont connu et que j'ai souvent apprécié à travers notre culture de prédilection, celle du rugby ! Or évidemment c'est très compliqué parce que les deux ne sont pas très conciliables. Trouver un gauchiste fan de rugby c'est compliqué, mais en rassembler suffisamment pour soutenir un blog tel que celui-ci c'est la gageure.
Il y en a toutefois et il me faudra bien mes deux mains pour les compter. Les autres s'ennuient en parcourant le sujet ou le zappent en attendant des jours meilleurs. Et même parmi les amoureux de rugby, ça se disperse encore car j'en connais qui défendent bec et ongle le professionnalisme, dans un sport qui était fait sur mesure pour fonctionner anarchiquement entre enveloppes sous la table et cassoulet... sur la table. Ceux qui savent que je pourfends par ailleurs toute forme de fraude fiscale et autre manipulation financière, doivent se demander ce que je raconte. Ben oui, j'ai mes faiblesses ! J'avais un faible - donc -  pour ce que l'on nommait "l'amateurisme" marron et les arrangements avec l'URSSAF dans la mesure évidemment où cela n'engageait que de petites sommes. Car le drame du rugby c'est le pognon à outrance, l'inversion des valeurs qui fait que désormais le maillot n'a que peu d'importance. Je parle de sa couleur car il reste essentiel pour le mouvement qu'il soit à la bonne taille...
Samedi - car lorsqu'on vient du sud-est et que l'on n'a pas réellement la culture rugby on se fout bien de jouer le dimanche à 15 heures comme le glorifiaient dans leur chanson,  Eric Brannay et Michel Etcheverry -, mon cher Sporting Graulhétois recevait pour la première fois le club bucco-rodhanien de Berre-l'Etang. J'avais étudié le calendrier pour rendre visite à mon papa, bien loin de tout ça désormais, sans manquer le premier match de la saison au Stade de Crins (Noël-Pélissou).
Graulhet, je vous en ai parlé maintes fois est une petite ville, ancienne reine du cuir (pas du sado-maso, plutôt du portefeuille) mais qui n'a plus un rond. L'industrie s'est cassée la gueule et ne restent plus des 115 usines délabrées, que les squelettes de briques rouges qui, obstinément, bouchent tout horizon.
Seulement le rugby, qui s'écroule partout où l'argent manque, résiste ici toujours un peu miraculeusement. Lou sang dal pepi ! Je ne sais exactement quel est l'origine de cet idiome, mais j'en connais le sens. Il marque d'un sceau indélébile que lorsqu'on est de Graulhet, que l'on a vécu ses combats sur le pré ou derrière la main courante, partagé des moments d'allégresse, vécu seul de lourdes détresses, on ne s'éloigne plus jamais de ce repère, sentinelle de la mémoire, point d'ancrage du cœur. Samedi donc, j'étais comblé de voir encore tout un tas d'anciens joueurs, camarades de classe - que j'ai parfois recroisé lorsque que je débutais dans le journalisme - mais aussi leurs propres enfants défendant à leur tour les couleurs Rouge et Noir.

Alors voilà pourquoi, tandis que tant de citadelles de notre vieux rugby sont tombées, Graulhet meilleurs club Pyrénéen des années soixante jusqu'au milieu des années quatre-vingt, ayant disputé quatre demi-finales du championnat, existe toujours. Loin bien sûr des armadas professionnelles, mais encore parmi les meilleurs amateurs. Un maintien que nous devons, depuis trois saisons au moins, à quelques coups de chances, la COVID 19 n'étant pas la moindre.
Et c'est là que je voudrais entrer - au risque de dépayser quelques habitués d'un blog moins ovalisé - dans un entre-nous avec Guy Laporte, les anciens joueurs qui l'accompagnent, mes nombreux amis et l'ensemble des forces vives de ce club.
Nous avons encore perdu et finalement "bien perdu" hélas contre Berre. Et pourtant, je n'avais que rarement vu un SCG aussi entreprenant, fringuant, parfois chatoyant et tranchant dans les premiers instants du match. Je pense que Berre, avec son budget supérieur de moitié au vôtre, a dû être surpris par cet accueil de grande qualité. Pour parvenir a enfin réussir ce début de saison, sachant que vous avez aussi sacrifié au recrutement de fidjiens et géorgiens en quantité, il vous aurait fallu un buteur, un meilleurs alignement et un autre ailier que celui - je ne lui en veut pas et le plaint beaucoup - qui offrit à l'adversaire, l'essai qui vous a foudroyé, avant de vous laisser à quatorze juste après, en écopant d'un carton rouge sur une faute hallucinante. J'ai beaucoup de mal à imaginer que les entraîneurs (que je connais et apprécie beaucoup) n'aient pas pris conscience des lacunes extrêmes de ce joueur bien en amont, ce qui aurait dû éviter qu'il ne se retrouve sur la feuille de match, en position de titulaire ... soyons fous !
Il y avait paraît-il quatre blessés parmi les meilleurs chez les avants, cela fait beaucoup. Trop. Et chaque année, je le vois bien, vous entamez la saison avec un contingent de vos meilleurs joueurs sur le flanc. Si bien que lorsqu'ils sont enfin rétablis, les autres sont déjà épuisés et le moral global du club au fond des chaussettes. Ce qui vous pend encore au nez cette fois ! Aussi, mon cher Guy, il me semble que la meilleure recrue que tu puisses faire désormais, c'est un vrai préparateur physique. Et si en prime il pouvait être un peu psychothérapeute...
Dans tout ce que je remarque ici, il n'y a rien de désobligeant. D'ailleurs je ne saurais sûrement faire mieux et d'abord je n'ai jamais rien fait dans ce domaine. Tout ce que je voulais simplement vous dire, c'est que j'ai tant d'affection pour ma ville et son club, d'estime pour ceux qui s'y vouent et dévouent, que je crève de l'envie de vous voir réussir.
C'est tellement compliqué et ce serait si beau.
Tenez bon, Graulhétois !


Drôles de nouvelles


  • Tant que nous sommes au rugby, savourons cette information. Bernard Laporte a été placé en garde à vue avec trois autres personnes dont Serge Simon, son vice-président et Claude Atcher personnage sulfureux, dans le cadre de l'enquête préliminaire ouverte par le PNF en décembre 2017 sur ses liens avec le groupe Altrad, propriétaire du club de Montpellier et néanmoins sponsor maillot de l'équipe de France. Depuis qu'elle tourne autour de ces gens, la justice, si elle pouvait enfin être rendue !


  • Sous le coup d'une mise en liquidation judiciaire, Bernard Tapie s'est vu couper l'électricité dans son hôtel particulier de Saint-Germain des Prés, comme un vulgaire "cassos" de Saint-Denis. Décidément le voyou n'est dans une bonne passe, puisqu'il y a moins d'un mois c'est l'Equipe TV qui avait annoncé une coupure l'électricité...


  • Vous l'avez sans doute lu, Jean Lassale qui arrivait en retard pour suivre un match de rugby amateur dans les Pyrénées Atlantique, a stationné sa voiture en pleine voie ferrée.
    Ce type, je le rappelle a été candidat à la présidence de la République et des gens ont voté pour lui. D'ailleurs je n'ai rien contre, je l'ai croisé deux fois à Nasbinals, il est fort sympathique. De plus il est proche de l'équipe de rugby et du berger de Bedous, que chante Ian de Nadau, le berger des mots, des beaux sentiments et d'une sublime musique.
    Seulement lorsque Jean Lassale trouve naturel de s'excuser ainsi : «Je n’ai pas, mais alors pas du tout pensé au train. Et c’est vrai, je me suis garé sur le passage à niveau.» il est légitime de se demander s'il nous prend pour des cons ou s'il est réellement bon à enfermer !

lundi 21 septembre 2020

 


20.- LES FOLLES DE DIEU ET DU CROP TOP - Je ne comprends pas grand-chose aux femmes et ceux qui prétendent en savoir plus long sur elles, sont des mages ou des prétentieux. J’avais une mère, j’ai encore une femme et le souvenir de collègues de travail, je garde un certain nombre d’amies et toutes me semblaient refléter une image linéaire, épanouie si ce n’est parfaitement heureuse. J’en ai fréquenté, hélas, des charretières, des consœurs avides de pouvoir et manipulatrices, de vilaines mégères qui traitaient leurs « hommes » comme du bétail, non … comme une merde. Si, si, cherchez bien, vous en connaissez aussi… Et ce qui se décline fort bien au féminin, fonctionne impeccablement au masculin. Cela me semblait inévitable et dans l’ordre des genres. Le couple parfait de la connasse et du connard. Et ça fait nombre !
Du coup, je ne comprends rien au féminisme. Mitou, balance-ton-porc et leur cortège de hashtags, cela me semble une vaste blague ou pire que ça, un produit marketing agité par quelques aigries, frustrées du cul et de la vie. Focalisant sur un ignoble salopard producteur de cinéma qui profita lamentablement de l’avidité de quelques starlettes et autres carriéristes en jupon, qui une fois le rôle décroché, fortune et notoriété faites, se sont érigées en vertueuses, forcées jadis par un cochon auquel elles auraient tant - et toutes sans exception - voulu résister. Je sais pas vous, mais je me demande quand même si elles ne nous prennent pas, de près ou de loin, pour des citrons ?
Je ne comprends rien non plus aux magazines féminins. Ceux-là, je les redoutais depuis toujours avec leurs enquêtes à la noix, leurs tests psychologiques, leurs conseils beauté, leurs recettes bio, hypocaloriques et bidons, idées déco, leurs horoscopes et leurs mots croisés niveau cours préparatoire. Parce qu’ils voudraient tirer la femme vers le bas qu’ils ne s’y prendraient pas autrement. Peut-être pour en faire l’égale de leur mec, lecteur assidu de l’Equipe, Auto Plus, France Football, enfin... à condition qu’ils sache lire ! 
Et je n’ai pas attendu la 5G, moi l’amish avec ma lampe à huile, pour recevoir de Femme Actuelle, Closer et toute une ribambelle de sites magazines, des photos hallucinantes de filles, souvent très jeunes, de stars parfois décaties et pour moi de parfaites inconnues, dont les histoires sont mises à nu - ce qui ne m’intéresse guère - et de corps dans le même appareil, ce qui attire forcément davantage l’attention du pêcheur. Mais enfin, si ce n’est pas dégrader la femme que de l’exposer sous toutes ses coutures et ses positions à longueur de milliers de page, alors c’est que pour de bon je n’ai rien compris. Et sans plus jamais la regarder, je suppose que la télé - et ses émissions peoples - ne fait pas mieux ! 
Toutefois, depuis que j’entends parler des problèmes vestimentaires à l’école, j’en connais un peu plus sur la culture de nos jeunes filles du XXIe siècle et peut-être plus encore de leur parent. Si vous n’en savez rien prenez des notes. Elles vont au collèges - je ne veux même pas parler du lycée et de la fac – avec des jupes courtes, des shorts en jeans taillés au plus juste que supporte l’entendement, en pantalons lacérés et leurs fameux « crop top ». Ce mot barbare désigne en fait des tee-shirts, des chemises, enfin des « hauts » comme elles disent, qui couvrent le minimum tout en s’ouvrant au maximum… Quel est le but ? Démontrer qu’elles sont libres et que ceux qui pensent le contraire sont des porcs ou des pédophiles, des réactionnaires ! Et que font les parents censés les protéger ? Ils approuvent sans doute et financent même ces tenues à destination hautement scolaire... 
Simultanément, il s’est pointé à l’Assemblée nationale, une illuminée qui à vu le prophète et se pointe dans une salle voisine de l’hémicycle, symbole de la démocratie républicaine et donc laïque, couverte de la tête au pied en « intégral » puisque le masque venait fort à propos compléter l’attirail. Aurait-on l’idée d’aller débattre d’un fait de société civile, d’enseignement public et de COVID,  vêtu d’une robe de bure, tonsure et croix de bois de trente centimètres, ou alors en kippa et serpentins sur les oreilles ? Que n’en dirait-on pas partout ailleurs que dans les chapelles de fous de Dieu (x) ? Non mais là Maryam, arrête ta charia ! Et vous l’UNEF, la frange d'Insoumis et les Islamo-gauchistes, stop au carnage ? Vous allez où comme ça ? Votre prochain défi c’est quoi ? Un attentat suicide ?
Oui je sais, j’exagère, oui je suis en colère ! Parce que vous salissez la gauche de Marx, Proudhon et Jaurès et j’espère que la gauche vous juge...
Voilà, vous saisissez mieux maintenant mon désespoir de ne rien comprendre aux femmes ? Au féminisme ? J’attends que les nouvelles enragées (car il faut les distinguer de Simone Veil, Françoise Giroud, Gisèle Halimi, ou Simone de Beauvoir qui sublimèrent la cause) fassent le siège des journaux qui instrumentalisent le corps et la naïveté des femmes et qu’elles s’engagent d’urgence dans toutes les régions du monde, des pays de l’Est au Nigeria, en passant par les barbares du Golfe et la Chine pour défendre la cause, là où elle s’impose urgemment. Et qu’elles rappellent aux militantes de l’islam, comme aux gamines en tenues légères, que pour être respectées, il convient qu’elle se respectent elles-mêmes. Enfin, ce que j’en dit...




samedi 19 septembre 2020

 




18 .- CHAMPION DUMONT... SAINT MICHEL (23e épisode - suite du 9 septembre) - Cela ne fait rien, Liang restait sous le choc de cette annonce que Dumont-Pourriti pensait avoir communiqué en douceur, mais qu'il reçut comme un coup violent asséné par surprise. Il avait tant imaginé, idéalisé son retour en Chine parmi les siens ! Tandis que Jiao lui souriait comme pour le soutenir autant que pour manifester une manière de soulagement personnel lui, s'était refermé comme une huître du bassin de Cancale. 
- Demain c'est une grande marée, nous irons au Mont-Saint-Michel par la digue vous verrez c'est inouï, improbable, magique. 
Jiao ne comprenait rien aux superlatifs de l'avocat mais elle lisait dans ses yeux pénétrants, la promesses du merveilleux. Lorsqu'elle rejoint la chambre de ce vieux et néanmoins confortable gîte tenu et bien tenu même, par un ancien collègue de Dumont, elle trouva son époux couché. Elle aurait bien poursuivi intimement la soirée avec son Liang, mais celui-ci était déjà recroquevillé, dos tourné, probablement dépité par la réaction détachée de son épouse  à l'annonce sidérante d'un exil forcé qu'il ne pouvait accepter. Comprenait-elle cette frustration, ce sentiment d'abandon, violent comme une deuxième rupture de cordon qui accablaient maintenant ce jeune homme profondément attaché à ses racines et à sa vie d'avant ? Elle, était plus légère, insouciante, plus inconsistante peut-être, moins ancrée à son passé. Libre. Ses dernières tentatives, motivées peut-être aussi par l'excitation que provoque le champagne, la petite fine de Calvados et le panache de leur cicerone, restèrent sans effets. Le malheureux ne réagit pas à ses chatouilles dans le cou, ses caresses dans les cheveux. Elle s'allongea, éteignit la veilleuse et resta songeuse, contrariée à son tour mais sans plus, imaginant un futur qui ne l'effrayait point, l'emplissant au contraire d'espérance. 
Kim ne suivrait pas Dumont et le couple maudit vers le mont Saint-Michel. Elle en avait fait cent fois le tour lorsqu'elle dirigeait l'amicale France-Chine au début des années 2000. 
Ce coquin d'avocat, ami de Dumont et du nom de Ramel, ce qui avait fait Florès en fac de droit, car l'on ne parlait jamais que du futur avocat Ramel, ce à quoi il rétorquait non sans esprit : "mais attention, je ne suis pas mou ! ", le vieux grigou saisissant bien que la belle Kim n'était hostile à aucune éventualité, pourvu qu'elle soit étayée, financée, éphémère, l'emmena déguster les meilleures huîtres du monde, selon lui, les pleines mers de Normandie, chez un petit producteur de Granville. Deux douzaines qui passèrent comme une caresses, comme une promesse au fond de la gorge de l'experte eurasienne. 
Tandis que de l'autre côté d'Avranches, Dumont offrit cette arrivée enchanteresse sur la baie de Saint-Michel, la citadelle se découpant sur un fond bleu nuit comme un navire lumineux revenant de conquêtes miraculeuses. Liang fut saisit par ce spectacle naturel grandiose, mais resta stoïque, obstiné, sans émotion concédée. Tandis que Jiao ne dissimulait pas sa joie. 
Elle en avait visité des temples chinois délicats, vastes, solennels , des sites prestigieux, la Cité interdite, la grande muraille, mais là c'était autre chose. Un point sublime de dépaysement, jaillissant du plus profond de l'océan dans un tableau féerique. Dumont s'avisa de l'émerveillement de sa voisine. Elle n'allait pas jusqu'à faire les yeux ronds, cela lui était physiologiquement impossible, mais resta bouche-bée. 
- Vous savez que vos ancêtres, sous la dynastie Song autour des années 1000, montèrent une expédition sauvage pour tenter de conquérir le mont Saint-Michel ? Le duc de Normandie, Richard II, fut d'ailleurs contraint d'en appeler au prince François de Hollande et à la reine Bécassine de Bretagne ! 
Féru d'histoire et déjà assez francophone pour bien saisir les nuances, Liang sortit de sa réserve - en réalité une franche bouderie - manifestant enfin son intérêt et son étonnement. 
- Vous dites que cela s'est passé sous la dynastie des Song ? Mais j'ignorais que la Chine avait navigué aussi loin ver l'Europe à cette époque. Quel était l'intérêt de cette conquête ? 
Dumont-Pourriti, désarçonné par ce rebond inattendu, se mit à éclater de rire 
- 但是,没有,没有什么是真的。我只是想检查一下你是否在睡觉!(NDLA : Mais non, il n'y a rien de vrai. Je voulais juste vérifier si vous dormiez !) L'avocat avait pris un risque, celui que le jeune chinois chiffonné, se vexe un peu plus, mais en réalité il se laissa aller d'un rire interminable et sonore. "J'espère qu'il n'a pas rechuté" se dit-il tandis que la fort aimable Jiao tambourinait de ses petits poings le buste solide de l'avocat, en guise de désapprobation amusée et admirative. 
Ce court épisode tactile, lui rappela en même temps que son métabolisme, que la divine Kim était partie avec Ramel manger des huîtres et qu'il suffirait de neutraliser le mari, pour toucher en fait au but et surtout au joli petit butin. D'ici-là il fallait éviter toute faute de goût à l'égard de l'une, tandis qu'il s'agissait de remettre en confiance l'autre et, il faut bien l'admettre, le petit épisode historique biaisée à propos de la pseudo-invasion chinoise sous la dynastie Song - une belle petite ballade, apprécieront les puristes anglo-chansons - avait produit son petit effet auprès de Liang. 
Tout allait pour le mieux, Dumont géra l'après-midi à la perfection avec une longue visite de la chapelle où il partagea son interminable soliloque entre références historiques, culturelles et commentaires fantaisistes, voire fantasmagoriques. Cela plaisait à son mince auditoire, lequel finit pas s'étonner du peu de monde qui circulait au cœur de la citadelle. 
- Mais c'est que vous savez en temps ordinaire et en haute saison, ce sont dix-huit mille personnes qui franchissent les portes de la chapelle, soit plus d'un million et demi de visiteurs par an. 
L'anticlérical épidermique qu'il était ne put s'empêcher d'ajouter : " Chez nous,  c'est simple, tous les cons vont au même endroit. C'est pour ça que c'est bondé. Prenez une exposition de plumes d'autruche. Vous faites venir le journal télévisé et vous pouvez être certains qu'ils y seront tous ! " Il se dit en lui même " Dumont calme toi ! Reste concentré sur la petite. Ne va pas me les déstabiliser..." 
Retrouvant le grand air du chemin des rondes qui permet de surplomber la totalité du territoire, il se mit alors à déclamer du Féval : « Le crépuscule se leva. Le Mont-Saint-Michel sortit le premier de l'ombre, offrant aux reflets de l'aube naissante les ailes d'or de son archange ; puis les côtés de la Normandie et de la Bretagne s'éclairèrent tour à tour. Puis encore une sorte de vapeur légère sembla monter de la mer qui se retirait et tout se voila, sauf la statue de saint Michel qui dominait ce large océan de brume. » 
Jiao s'en trouva bluffée. Une brise fraîche la caressa. Frissonnante, elle sembla se blottir tout prés de Dumont, qui en ressentit aussitôt les effets et promesses. 
- Il se fait tard et j'ai faim. Je vois que le restaurant du père Loupard est ouvert malgré l'absence de touristes. Que diriez vous d'une belle omelette et de quelques bolées avant de rentrer ? 
Il fixèrent interloqués leur avocat, mais de quoi s'agit-il ? 
- Comment ! Vous ne connaissez pas l'omelette du père Loupard ? 
Tandis que le monde pleure ses morts et qu'une terrible pollution humaine menace, Dumont et le couple suspecté d'avoir introduit le COMIC 19 en France, profitent ainsi de l'un des sites les plus remarquables grâce à un laisser-passer obtenu en haut lieu. Bientôt tout ce monde sera rappelé à de plus rudes réalités, mais il este encore quelques doux plaisirs à savourer. 
Mais est-ce que l'affaire est vraiment dans la Manche ? Vous le saurez bientôt surtout si vous connaissez vos départements par cœur. 

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Hamon... grand étonnement !


Il est bien rare que quatre personnes réagissent à la fois sur un même sujet de blog. Et je ne résiste donc pas à la tentation de démontrer, en publiant ces propos, que je ne suis pas seul, même si j'assume, m'accommode et me rassure même parfois de cette solitude. Et puis cela change des petites morsures que m'assène le rutilant Béo qu'il ne faut pas confondre pour autant avec le béotien. Nous ne sommes d'accord sur - presque - rien, mais c'est le Béo... mien ! Et pour en revenir, non à mes moutons mais à mon Hamon, merci à ceux qui ont pris le soin de prendre la plume pour confirmer mon sentiment.
J'en profite pour redire à ceux-là et d'autres, que mon blog est ouvert et qu'il suffit de m'adresser un mail (jaclarrue@gmail.com) tout en précisant que les propos tenus peuvent être partagés.

De Stéphane P. (La Valette) : " Merci mon Jaco de porter la parole de celui qui fut mon admirable perdant... Oui, je le reconnais, je roule en bm (d’occasion, je suis quand même pas assez con pour mettre 45000€ dans une voiture), mais j’admire profondément ce type qui est pour moi le seul véritable humaniste de la scène (que ce terme est affreusement bien adapté...) politique. Le seul à avoir voulu, et vouloir encore, croire en l’Homme (et la Femme, sinon on va me targuer de machisme) dans ce qu’il (elle) peut avoir de plus beau (belle... et merde à l’écriture inclusive!!!), dans une société qui nous pousse à un individualisme forcené... Il a eu le courage de prôner une vision de la société qui redonnerait un peu de fraîcheur et de lumière à cette devise que je trouve toujours aussi émouvante, malgré ce qu’en ont fait certains: liberté, égalité, fraternité... "


De Richard G. (Le Vésinet) : " Même si Hamon avait obtenu le soutien de Jadot et des écologistes - ce qui n'est pas le moindre exploit - la Bataille a été perdu parce que les égos sont plus forts que les convictions. Surtout à la France Insoumise. Vous l'avez écrit, si toute la gauche "conciliable" était partie unie elle aurait viré en tête du premier tour en 2017. Tout était possible ! Il faut croire que Benoît Hamon n'a pas eu la carrure suffisante. C'est dommage car pour moi aussi, c'était le bon. "


De Francis B. (La Réunion) : " Merci pour le lien, car ce matin je ne l'ai pas écouté. Pendant la dernière campagne présidentielle, le maire de la ville voisine, qui appelait à voter pour lui, l’avait invité. J'ai eu beaucoup de plaisir à l'écouter: il me semble que c'est un homme de convictions.... "


De Patrick L (Forcalqueiret) : " C'est marrant (ou pas) ! Je suis aussi tombé sur Hamon hier matin, et je n'ai pu m'empêcher de me dire qu'on avait raté une belle occase ! Ce qui, soit dit en passant, me rend l'ego de Mélenchon encore plus insupportable. Et si tu finis par devoir manger un âne, je viendrai d'aider. Et je boufferai peut-être le bât !"

jeudi 17 septembre 2020





16.- IL FAUT VIVRE AVEC LE VIRUS ! Cette forte et belle formule n'est pas de moi, c'est du Macron ! Enfin un peu de compassion, ça fait plaisir, même si cela étonne. Détonne. En effet, on n'a pas la choix il va falloir qu'on se le supporte jusqu'en mai 2022... 
Chaque fois que la route s'élève, il est sur le coup avec tout son attirail de premier de cordée. Une arrivée au-dessus de Méribel à 2300 mètres, il faut bien ça pour celui qui tutoie les anges, mais vit aussi sur son nuage. Là-haut il n'avait pas rendez-vous avec les gilets jaunes mais avec un maillot jaune. Un type paré de toutes les vertus et qui incarne celui qui gagne - celui qui n'est pas rien, quoi ! -, même si en l'occurrence c'est la Slovénie qui gagne et non la France. Honneur, masque et grandeur pour ce Tour de France dominé par deux extraterrestres d'Europe de l'est,  dont on apprendra d'ici quelques mois - peut-être des années comme dans le cas d'Armstrong - qu'ils étaient chargés comme des mules. 
Car si selon ce grand dadais de Prudhomme (le boss du Tour) ils sont tous "propres", juré-craché (mais dans le coude tout de même car il a été testé positif, pas à l'EPO mais à la COVID 19), les mauvais esprits s'étonneront que la tête du peloton soit toujours plus rapide, au point que certains bons coureurs confessent ne même plus pouvoir suivre le train des équipes leaders. En attendant, comme dans la crise du coronavirus, la France est également à la traîne dans le traitement de ses cyclistes.
Et Macron ne devait sûrement pas être mieux dopé lorsqu'il sortit à Méribel cette tirade impérissable : " Même quand c'est dur, on doit s'accrocher et on se bagarre tous ensemble (...), il y a des années qui sont plus dures que d'autres mais si on sait s'organiser, si on sait tenir dans les moments difficiles, il y a des jours meilleurs devant ". 
Où bien alors il avait mis le type chargé de rédiger ses interventions en congés (ou à la porte !). Là, aussi bien pour les coureurs français que pour leur président, ce n'était pas si dur que ça, c'était même très, très mou ! 
Mais il est vrai que venir s'emmerder parmi tous ces braillards, ces " pu-la-sueur " pour voir  arriver le premier français de corvée (et vraiment pas de cordée !) à la quatorzième place, ça fout les boules.
D'ailleurs, il fait que s'énerver le petit "Juju", au point d'en devenir, si ce n'est grossier, tout au moins désobligeant à l'égard de ses adversaires politiques. Jamais ceux de LR, ceux de droite, puisqu'il en est. Et au rythme où il va, il ne devrait tarder à nous faire son coming out. Non, pas celui auquel nous pensons tous mais qui ne nous regarde absolument pas. Mais à cet aveu qui finalement et bien que très tardif, l'honorerait : " Oui c'est vrai, je suis de droite..." Enfin ! bien parlé. Et si en plus il peut rajouter : " j'ai toujours été de droite", alors nous repartirions sur de meilleures bases, qui plairaient beaucoup à Estrosi, beaucoup moins à Bertrand! Donc, cette semaine il s'est moqué, avec bien peu d'élégance, de ses opposants de gauche et d'écologie en les assimilant aux "Amish" et à leur lampe à huile. Alors voilà, pour ce président décidément très subtil : refuser d'aller dans le mur en s'embarrassant de technologies superfétatoires, vouloir profiter de l'air pur et se préserver des ondes maléfiques, contester l'utilité du frigo connecté, la ronde des avions et la course à l'armement - lui qui fourgue à vil prix des Rafale aux Grecs pour qu'ils aillent se faire voir chez les Turcs -, c'est suivre le modèle Amish et s'éclairer à la lampe à huile !
Il perd son sang froid, l'ami des riches, parce que derrière leurs masques, les Français qui ont déjà beaucoup de mal à respirer, n'ont pas très envie de consommer. Et que lui, ce dont il a besoin c'est que nous craquions beaucoup de pognon pour satisfaire la loi du marché et produire un max de profit pour ses amis qui l'ont tant aidé à se faire élire, mais qui cesseraient vite de l'aimer s'il venait à modifier sa ligne de banquier. 
Et il semble que personne n'ait encore relevé ce parjure présidentiel. Lorsque la Convention citoyenne pour le climat a rendu ses 150 mesures, quatre on été rejetées par le chef de l’État. Mais le fait d'observer un moratoire avant d'implanter la 5G avait bel et bien était validé. En revanche les 150 personnes désignées pour rédiger cette convention n'ont jamais préconisé le retour à la lampe à huile ! 
Ce que ce monsieur n'accepte pas c'est qu'une opposition s'organise autour d'autres valeurs. Que des citoyens aspirent à ce monde d'après. Un monde qui saurait se passer de téléphone dont les sons précèdent la lumière, de costume taillées sur mesure à des milliers d'euros, des banquets à la Rotonde et des fêtes fastueuses de Versailles. 
Ce que ce monsieur n'accepte pas, c'est qu'une opposition se remobilise autour d'un seul mot d'ordre : "nous ne voulons pas d'un monarque arrogant, mais d'une gouvernance ouverte, humble et bienveillante."  


Marie Tanguy la repentie


Certes je ne crois pas que beaucoup de gens foncièrement, passionnément à gauche aient pu aller chez Macron en 2017 en le croyant des leurs. Cela relèverait d'une naïveté considérable et accablante. Tous ceux qui ont abandonné Hamon notamment pour soutenir Macron n'avaient tout simplement pas de conviction humaniste. J'en connais beaucoup trop - qui s'apprêtent à récidiver - et ils n'ont pas ma sympathie.
Toutefois je vous propose de prendre connaissance du journal d'une repentie, Marie Tanguy, qui rédigeait les discours du futur président et n'a même pas eu la force d'aller jusqu'à son élection. Elle a choisi de confesser ses erreurs sous le titre : "Confusions"…
Elle y reconnaît s'être lourdement trompé sur le compte de Macron et raconte la fréquentation insoutenable d'une bande de jeunes loups avides de pouvoir, violents, déshumanisés.
Si au moins Marie Tanguy pouvait nous servir de vaccin contre ce mauvais virus.
https://www.lepoint.fr/politique/le-livre-choc-d-une-repentie-de-la-macronie-16-09-2020-2392179_20.php




mercredi 16 septembre 2020





15.- RUGBY A MENDE... HONORABLE - Y a pas à dire, y a rien à faire, je reste indéfectiblement attaché au rugby. Et pourtant en m'expédiant cuire dans les feux de l'enfer toulonnais, il m'en a fait voir le saligaud. Des rouges, des noires et des pas mûres. 
Du reste à force d'en prendre, des raffuts dans le pif, des plaquages à retardement, des zébrures dans le dos, des doigts au cul (mais si, mais si, ça existe !) j'ai fini par déserter ce terrain de moins en moins conforme avec ce que ce jeu portait de valeurs, initialement. Cette liste n'est que métaphorique (mais quelles métaphores !) car je n'ai jamais assez traîné sur les terrains, si ce n'est à l'école - où les coups étaient plus doux ! -, à l'armée, puis plus rarement encore avec les copains, pour avoir subi toutes ses agressions et outrages dont je ne me serais, probablement, jamais relevé. 
Qu'ils se nomment Herrero (Daniel), Pédri (Loris) , Boudjellal (Mourad) - pour ne citer que les "têtes d'affiche" - tous m'ont dégoûté de ce rugby par lequel j'avais tant appris et pour lequel j'avais si bien vécu. Non bien sûr, ces grossiers personnages ne m'ôteraient jamais le souvenir de grandes joies partagées avec des types fantastiques, ni les émotions souvent fortes de rencontres, de soirées, de voyages, d'interviews. D'ailleurs la résilience n'étant - s'agissant du rugby notamment à La Seyne sur Mer - pas un vain mot, j'ai appris, non à pardonner... mais à oublier ! les trois cités et quelques autres ne sont plus que des têtes d'épingle dans la botte de foin de mon parcours professionnels et passionnel. 
Mais sur ce quoi je ne suis jamais passé et ne passerai jamais, c'est l'indigne tournant philosophique - le choix de ce mot peut faire sourire les imbéciles qui ne comprennent rien à ce jeu - pris dans les années quatre-vingt-dix par un sport qui ne méritait pas ça. Il ne le méritait pas, tant il était à part dans sa manière d'être et de si peu avoir. Monumental par son architecture et bordélique dans son esprit. 
Alors il fallut qu'il s'acoquine aux lois du marché, du profit. Bref d'un libéralisme débridé. Oh ! ce n'est pas que nous étions parfaits, nous les radicaux-socialistes, les étudiants mutins, les paysans bornés, les amateurs marrons, les bambocheurs impénitents, les agenais près du gros bonnet, les avants graulhétois et les trois-quarts montois, mais l'ovale était toujours au centre du jeu et le pognon se gérait discrètement - hypocritement d'accord, mais petitement - entre le joueur et son président. Sous la table.
Lorsque les joueurs se sont mis à muter par dizaines chaque année dans tous les clubs, que les zéros se sont accumulés sur les chèques, que la télévision se substitua  à l'éthique, que les mercenaires du " sud " ont trusté les feuilles de match, que Bernard Laporte est devenu le chef de la Fédération, que tous les escrocs sont sortis du bois, je m'en suis enfui sans demander mon reste…
Les seuls que je n'ai jamais abandonnés, ce sont les miens. De Graulhet. Ils prennent bien un peu d'argent. Si peu. Ils perdent souvent. Trop souvent. Mais ce sont les miens. Dans les petites divisions, on peut encore croiser les joueurs sur le marché (pas des transferts mais des paysans), dans leur pharmacie, l'atelier de plomberie ou à la décharge municipale. 
Avant hier Bastide m'a appelé pour me dire qu'il y avait l'équipe de Graulhet à l'hôtel et qu'ils faisaient un petit stage de trois jours. C'était les "miens", j'y suis allé, j'ai filmé, je me suis régalé. 
Hier, Bastide m'a appelé pour me dire qu'il y avait l'équipe de Mende à l'hôtel et qu'ils faisaient un petit stage à Nasbinals. C'était les siens, j'y suis allé, j'ai filmé, je me suis régalé. 
Le Rugby Club Mende - Lozère, seul club senior de Lozère se traîne encore en promotion d'honneur. C'est très bas ! Trop bas et le nouveau président Laurent Pradier va s'employer à constituer avec ses entraîneurs une équipe plus performante, capable d'atteindre la Fédérale 3 dans peu de temps. Mais à mon sens, qu'importe ! Il y avait sur la terrasse de la Route d'Argent à Nasbinals une trentaine de rugbymen. qui venaient d'en baver au stade et qui compensaient avec quelques choppes de bière et du pastis bien frais... C'est ainsi qu'ils se dopaient. Il n'y avait que des jeunes gens joyeux - et des plus vieux - tous de Lozère et Laurent Pradier, m'a dit devant eux, " On fera ce qu'on pourra mais il n'y aura pas d'argent dans ce club. Du moins tant que je serai là…"
Pourvu qu'il reste, ce président ! En tout cas moi, dans ces conditions, je reviens !

Les vidéos à voir en relation 

Mende : 


https://youtu.be/hczQ1M81RbA

Graulhet : 



https://www.youtube.com/watch?v=aGQDrP93Hqs&t=59s

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Mauvaise nouvelle !
j'ai retrouvé mon Béo

Voici une rubrique assez particulière où je vous propose de relire un texte récent - terrible épreuve - heureusement contesté, raturé et rehaussé par la plume rubiconde, rubescente, parfois même flamboyante de mon Béo.  



14.- QUAND HAMON DONNE SON AVAL - Je sais, je suis con. Nostalgique, émotif, hypersensible. Con. Car, bien que n'ayant aucun esprit de compétition, détestant même ceux qui ne recherchent dans leur existence que le succès, il est un échec que je n'ai toujours pas digéré, c'est celui de Benoît Hamon à la présidentielle. Pas pour d'uniques raisons partisanes qui en deviendraient mesquines, mais parce que cela a bel et bien gâché cinq ans de ma vie. Au moins cinq ans.…la vie ne se gâche jamais : elle se subit

Jamais je n'aurais pensé devoir avaler tout cela. Que mon pays serait dirigé par un jeune banquier arriviste et félon. en relisant "la chanson de Roland" on constate que Ganelon avait raison Comment, dites-le moi, aurais-je pu anticiper que je serais gouverné un jour par des Griveaux, Schiappa, Castaner et toute une promotion de fils à papa propre sur eux, insignifiants. Infiniment insignifiants. seraient-ils pire que des Morano, Guéant, Hortefeux, Poniatowski, Mélenchon, Marchais, Rocard et tous les autres ?

Ce matin j'avais rendez-vous avec lui. Sur France Info. Une demi heure de plaisir retrouvé et de regrets aussi. Bon, en principe, ce sont plutôt les filles qui rêvent d'un rancard avec le beau Benoît, mais bon moi c'est juste ce qu'il a dans la tête qui m'intéresse... Là encore, on me dit que la plupart des femmes préfèrent Macron. Et pas uniquement celle de 67 ans ! C'est vous dire que, si je ne suis pas misogyne, je pourrais tendre à le devenir…tendre n'est pas le bon verbe, c'est plutôt durcir qui conviendrait

Où l'on reparle inévitablement des six pour cent de mon champion en 2017. Mais non, mon Benoît ce n'est pas toi qui a pris cette veste monumentale. Tu as juste accepté de la porter. Bon d'accord personne ne t'as obligé à te présenter à la porte de l'échafaud, mais sans doute t'était-il impossible d'anticiper que la grande Le Foll, le tout petit Valls, le marquis de Rugy et toute une flopée de renégats se disperseraient à travers les égouts de Paris pour s'en aller festoyer dans les indignes cuisines de la Rotonde. Que peut on contre de telles félonies ? c'est le pauvre Hamon qui a surtout été félon en trahissant Hollande avec tous ces pitoyables frondeurs dont le magnifique destin politique a de quoi enthousiasmer les nouvelles générations. (Mon beau Béo je te sais intellectuellement honnête et lorsque la mauvaise foi t'anime, ce n'est que par ce jeu que tu pratiques aussi subtilement que je m'efforce de le faire dans la provocation. Comment peut-on soutenir que Hollande a été trahi, alors que c'est justement lui le traite. A ses engagements, à ses idées (enfin quoique les idées de Hollande...), ses soutiens. Hamon était son porte-parole de campagne et ce n'est que par ce que le nouveau président a tout renié, qu'il a rejoint logiquement, courageusement, les frondeurs.  Hollande trahis ! celle-là il fallait la sortir, non mais pour rire, elle est excellente !)  Les derniers électeurs de la gauche du PS que tu représentais alors en même temps, tout de même, que l'écologie de Jadot (c'est dire !), mon Hamoninou-chéri, ne pesaient plus rien en comparaison des idolâtres de cet illuminé sorti de la cuisse droite de Jupiter et de la cuisse gauche de Hollande. 

D'autant que sur l'autre rive, un égocentrique d'élite, bateleur de foire gueulant celui-ci plus fort que les autres, raflait le jackpot de la vraie gauche la gauche n'est vraie que dans l'opposition, mais sans que ça lui suffise pour aller jusqu'au duel final. 

Depuis, j'enrage que le meilleur programme porté par le mec sans doute aussi le plus humain, équilibré, sain et fin ait fini à la corbeille. Pas de la bourse, mais d'une belle histoire à laquelle même ceux qui en paraissait aptes, n'ont rien compris. Non mais quand je le dis que les gens sont cons, reconnaît-le ! Tu leur offrais : la possibilité de mieux vivre la crise qui allait nous péter à la figure en mars dernier ; une transition écologique anticipée ; une meilleure répartition des richesses à l'échelle du pays, mais aussi du monde et un revenu universel afin que plus personne ne reste sans abri, sans chauffage et sans un peu de beurre dans son plat de nouille ! l'ingratitude du peuple est infinie

6,36 % ! Deux millions trois cent mille français ont validé ce projet social, écologique, humaniste. Les autres ont fait la danse du ventre toute la nuit autour de Stéphane Bern et Line Renaud, c'est parce que Macron ne manque pas d'estomac ou ont marché au pas de l'oie en fredonnant quelques grands airs de l'occupation…

Alors sûr que ce matin j'étais plutôt heureux de te retrouver, une demi-heure, une demi-heure seulement, beau, beau et pas con à la fois. Lorsqu'on refait les comptes, entre toi, Mélenchon et le sympathique Poutou cela nous donne  27 % au premier tour ! mais quel nœud de vipères, mon Jaco ! On les entend déjà siffler C'était mieux que le petit banquier et cela renvoyait la grosse Berta at home. Et tu l'as bien compris le coup. Avec cette grandeur que nous sommes si peu, toutes Génération.s réunies à avoir saisie. A part l'adipeux Barcelonais recalé, tu n'exclus personne du jeu d'une grande alliance de gauche susceptible, alors que la droite se croit intouchable, de replacer la société française à son rang fraternel et juste. De métamorphoser la République en déboulonnant la statue du président, pour donner la parole aux représentants du peuple...le peuple n'existe pas : il n'y a qu'un électorat Je suis heureux que tu reviennes Ben - tu permets que je t'appelles Ben, moi c'est Jaco ? - non pour servir un ego - dont tu auras peut-être manqué en regard du " cigare " de tes concurrents et reçois cela de ma part comme un compliment - mais pour contribuer au rapprochement de ce que Valls appelait justement "la gauche irréconciliable". Sauf que qu'est-ce qu'il en sait de la gauche, lui ? il se revendique de Clemenceau donc il connaît l'histoire

Non je dis chapeau ! parce que pour accepter l'idée que le fossoyeur en chef, l'adjudant Flamby, son hystérique maîtresse - non pas Valérie, celle d'avant ! - et quelques autres représentants du PS " Yoplait " s'assoient autour de la table avec les écolos, les gauchos et les Mélenchonos, il en faut de la grandeur d'âme. Et une sacrée dose d’insouciance et de rêverie. D'utopie, cette espèce de gros mot que l'on nous jette sans cesse à la figure parce que nous avons juste le tort de ne pas accepter de marcher à la folle cadence libérale. pas si folle que ça en ce moment : le libéralisme claudique

Bien ! si nous parvenons à dégager un candidat unique de la gauche en 2022, je mange un âne et je t'invite à partager une belle côte à la plancha. On ne sera pas obligé de le dire aux écolos... ainsi donc l'insaisissable assassin des chevaux, c'est toi ! On va le dire à Brigitte Bardot

 

La relance de la gauche vue par Benoît Hamon, à lire et écouter : c'est ici !

https://mobile.francetvinfo.fr/replay-radio/8h30-fauvelle-dely/relance-de-la-gauche-ecologie-5g-le-8h30-franceinfo-de-benoit-hamon_4089661.html#xtref=acc_dir&xtref=https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/8h30-fauvelle-dely/relance-de-la-gauche-ecologie-5g-le-8h30-franceinfo-de-benoit-hamon_4089661.html 

mardi 15 septembre 2020

 



14.- QUAND HAMON DONNE SON AVAL - Je sais, je suis con. Nostalgique, émotif, hypersensible. Con. Car, bien que n'ayant aucun esprit de compétition, détestant même ceux qui ne recherchent dans leur existence que le succès, il est un échec que je n'ai toujours pas digéré, c'est celui de Benoît Hamon à la présidentielle. Pas pour d'uniques raisons partisanes qui en deviendraient mesquines, mais parce que cela a bel et bien gâché cinq ans de ma vie. Au moins cinq ans.…
Jamais je n'aurais pensé devoir avaler tout cela. Que mon pays serait dirigé par un jeune banquier arriviste et félon. Comment, dites-le moi, aurais-je pu anticiper que je serais gouverné un jour par des Griveaux, Schiappa, Castaner et toute une promotion de fils à papa propre sur eux, insignifiants. Infiniment insignifiants. 
Ce matin j'avais rendez-vous avec lui. Sur France Info. Une demi heure de plaisir retrouvé et de regrets aussi. Bon, en principe, ce sont plutôt les filles qui rêvent d'un rancard avec le beau Benoît, mais bon moi c'est juste ce qu'il a dans la tête qui m'intéresse... Là encore, on me dit que la plupart des femmes préfèrent Macron. Et pas uniquement celle de 67 ans ! C'est vous dire que, si je ne suis pas misogyne, je pourrais tendre à le devenir…
Où l'on reparle inévitablement des six pour cent de mon champion en 2017. Mais non, mon Benoît ce n'est pas toi qui a pris cette veste monumentale. Tu as juste accepté de la porter. Bon d'accord personne ne t'as obligé à te présenter à la porte de l'échafaud, mais sans doute t'était-il impossible d'anticiper que la grande Le Foll, le tout petit Valls, le marquis de Rugy et toute une flopée de renégats se disperseraient à travers les égouts de Paris pour s'en aller festoyer dans les indignes cuisines de la Rotonde. Que peut on contre de telles félonies ? Les derniers électeurs de la gauche du PS que tu représentais alors en même temps, tout de même, que l'écologie de Jadot (c'est dire !), mon Hamoninou-chéri, ne pesaient plus rien en comparaison des idolâtres de cet illuminé sorti de la cuisse droite de Jupiter et de la cuisse gauche de Hollande. 
D'autant que sur l'autre rive, un égocentrique d'élite, bateleur de foire gueulant celui-ci plus fort que les autres, raflait le jackpot de la vraie gauche, mais sans que ça lui suffise pour aller jusqu'au duel final. 
Depuis, j'enrage que le meilleur programme porté par le mec sans doute aussi le plus humain, équilibré, sain et fin ait fini à la corbeille. Pas de la bourse, mais d'une belle histoire à laquelle même ceux qui en paraissait aptes, n'ont rien compris. Non mais quand je le dis que les gens sont cons, reconnaît-le ! Tu leur offrais : la possibilité de mieux vivre la crise qui allait nous péter à la figure en mars dernier ; une transition écologique anticipée ; une meilleure répartition des richesses à l'échelle du pays, mais aussi du monde et un revenu universel afin que plus personne ne reste sans abri, sans chauffage et sans un peu de beurre dans son plat de nouille ! 
6,36 % ! Deux millions trois cent mille français ont validé ce projet social, écologique, humaniste. Les autres ont fait la danse du ventre toute la nuit autour de Stéphane Bern et Line Renaud, ou ont marché au pas de l'oie en fredonnant quelques grands airs de l'occupation…
Alors sûr que ce matin j'étais plutôt heureux de te retrouver, une demi-heure, une demi-heure seulement, beau, beau et pas con à la fois. Lorsqu'on refait les comptes, entre toi, Mélenchon et le sympathique Poutou cela nous donne  27 % au premier tour ! C'était mieux que le petit banquier et cela renvoyait la grosse Berta at home. Et tu l'as bien compris le coup. Avec cette grandeur que nous sommes si peu, toutes Génération.s réunies à avoir saisie. A part l'adipeux Barcelonais recalé, tu n'exclus personne du jeu d'une grande alliance de gauche susceptible, alors que la droite se croit intouchable, de replacer la société française à son rang fraternel et juste. De métamorphoser la République en déboulonnant la statue du président, pour donner la parole aux représentants du peuple...
Je suis heureux que tu reviennes Ben - tu permets que je t'appelles Ben, moi c'est Jaco ? - non pour servir un ego - dont tu auras peut-être manqué en regard du " cigare " de tes concurrents et reçois cela de ma part comme un compliment - mais pour contribuer au rapprochement de ce que Valls appelait justement "la gauche irréconciliable". Sauf que qu'est-ce qu'il en sait de la gauche, lui ? 
Non je dis chapeau ! parce que pour accepter l'idée que le fossoyeur en chef, l'adjudant Flamby, son hystérique maîtresse - non pas Valérie, celle d'avant ! - et quelques autres représentants du PS " Yoplait " s'assoient autour de la table avec les écolos, les gauchos et les Mélenchonos, il en faut de la grandeur d'âme. Et une sacrée dose d’insouciance et de rêverie. D'utopie, cette espèce de gros mot que l'on nous jette sans cesse à la figure parce que nous avons juste le tort de ne pas accepter de marcher à la folle cadence libérale. 
Bien ! si nous parvenons à dégager un candidat unique de la gauche en 2022, je mange un âne et je t'invite à partager une belle côte à la plancha. On ne sera pas obligé de le dire aux écolos...

La relance de la gauche vue par Benoît Hamon, à lire et écouter : c'est ici !

lundi 14 septembre 2020






Alors que l'on instruit le procès de l'attentat de Charlie, plus de cinq ans après le drame, je voulais saluer notre ami Georges Wolinski. J'imagine qu'aujourd'hui les ligues de vertus des "résos-sociaux" lui tireraient  aussi  dessus !




12.- JOUISSONS LIBREMENT ! Anarco...muniste, internationaliste et donc humaniste - autoproclamé ! - je me sens toutefois de moins en moins progressiste. Un mot, une mode aussi, qui n'a guère plus de sens désormais que ceux de radical ou réformateur. Pas totalement réac, mais plus progressiste du tout ! J'entends par là que je ne soutiens aucun de ces combats moralistes, quasi-religieux, sectaires qui prétendent nous interdire de nous goinfrer de bidoche, de tirer à la loyale un beau lièvre - à la royale -, de raconter des histoires belges, juives, de nègres, de blondes, de PD et de mater quelques films inspirants... de cul.
Ce à quoi, si d'aucuns n'étant pas en accord avec ceci me lisent pourtant - bravo ! - ils me renverront à ma propre intolérance à l'égard des cons en général : ceux qui roulent allemand et en gros 4 X 4, ceux qui gagnent trop de pognon et se foutent que les autres crèvent de faim, ceux qui marchent à bâtons, ceux qui prennent l'avion et votent Macron. Mais ne serait-ce pas, au fait, toujours un peu les mêmes ? Ceux que je combats, ici et maintenant, ce sont les pères et les mères la vertu !
Ceci dit, j'espère n'entendre jamais de mes propres oreilles un catholique oser me faire la morale à propos de sexe, quand on sait combien d'atrocités pédophiles furent commises juste derrière le confessionnal. Or là oui, on peut dénoncer le vice, la perversité criminelle. Sans compter les myriades d'histoires de cul entre curés et/ou "bonnes sœurs" consentantes, ainsi qu'avec les paroissiens et paroissiennes. Cela ne nous regarde certes pas, mais enfin tout de même un peu de ... pudeur (si j'ose dire).
Pratiquer, tolérer et même couvrir la pédophilie, le voici le vrai délit de l'église auquel il est bon de rajouter quand même sa position - je ne parle pas de celle du missionnaire, ni des trente-cinq autres ! - condamnant la contraception et notamment le préservatif et cette lutte rétrograde et liberticide contre l'avortement.
Mais laissons le clergé face à ses contradictions et sa conscience. Ces zélés serviteurs des Dieux ne sont certes pas les moindres, mais pas les seuls non plus !
Ils nous ont culpabilisés de fumer et de picoler, maintenant ils veulent nous imposer ce que l'on doit manger ! Ni sel, si sucre, ni gras, ni chimique, ni de la mer, ni de l'élevage. Rien que du bio, sous forme de graines et bientôt de cachets. A quoi sert-il d'ailleurs de se mettre à table ? C'est un plaisir proscrit et beaucoup de temps perdu. Pour nous empêcher de baiser - je parle pour les jeunes, nous on a passé l'âge ! - ça va être plus compliqué, même si ça y est, les féministes ont décrété que leur cul ne servirait plus qu'à s'asseoir aux postes lucratifs de responsabilités. Mais enfin, selon quelques sommités médicales, il paraît que cela reste bon pour la santé. Et pas que pour "l'hygiène" comme le prétendaient les... faux culs.
Heureusement, ce n'est pas la République en marche qui devrait nous faire entrer en récession sexuelle, ni nous mettre des bâtons dans les roupettes. Entre le sulfureux Benalla - l'ami de la famille -, Griveaux - le performeur et réalisateur amateur - et une flopée de ministres : Djebarri, Pannier-Runacher, O, Schiappa qui, par messagerie télégram, faisaient la promotion de pornhub et youporn (excellents sites que je vous recommande effectivement) on sent que les marcheurs sont ouverts de ce côté-là et c'est tant mieux !
Je suis beaucoup moins fan de Jacquie et Michel, un site français qui propose tous les jours des extraits gratuits d'une nouvelle vidéo X. En fait, il met en scène un nombre infini de cageots et de nunuches qui tendraient à agir sur la libido de manière inverse à l'effet recherché. Mais chacun son truc, la question n'est pas là. La réalité c'est que ces sites pornos - qui succèdent aux vieux cinoches où l'on se rendait, honteux en rasant les murs et toute une collection de magazines qui en ont malheureusement fait les frais - stimulent l'appétit et l'imagination sexuels dont tous les couples finissent par avoir grand besoin, comble le vide affectif de solitaires bien trop nombreux et se substituent aux professionnelles qu'il est devenu délictueux, voire dangereux d'aborder. Mais que l'on se rassure, ça tire, ça fornique, ça trompe et ça faire croire que... à tous les étages de la société. Les sites de vidéos amateurs se multiplient parce que, n'en déplaise aux chastueux, beaucoup de libertins et de gens tous simplement libérés, aiment se mettre en scène. Il reste aussi beaucoup "d'acteurs" occasionnels ou de vrais professionnels qui monnaient effectivement leur contribution. Et je vous assure que ce n'est pas plus honteux que d'exploiter des gamins dans des sacristies ou dans des ateliers de confection, dans des exploitations agricoles ou minières. Pourvu évidemment que cela se passe toujours entre adultes consentants. Et nous savons bien qu'il y a là aussi, inévitablement, des proxénètes reconvertis, qui abusent de la fragilité, de la crédulité de jeunes personnes. Que dans ce cas, la police fasse son job, car rien ne saurait justifier l'aliénation d'individus que ce soit par le sexe ou la pensée. Mais si les consternés, frustrés, mal baisés des résos-socios - nouvelles ligues de vertu - tombent avidement sur un site porno qui a manifestement commis des abus répréhensibles, c'est pour assouvir leur dernière jouissance. Elle consiste à emmerder ceux qui se conduisent différemment. et surtout li-bre-ment. Dernière et triste jouissance de pauvres gens !







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Bonjour les Degas (et autres...)

Illustration de ce que vous venez de lire. Il y a quelques jours alors que la chaleur sévit toujours sur Paris, une jeune étudiante tout ce qu'il y a de bien éduquée et propre sur elle, décide d'aller passer un moment au musée d'Orsay.
C'est alors qu'elle se voit invitée par le contrôleur à attendre ici à l'entrée. Arrive la cheffe, possiblement une laidronne frustrée et aigrie qui s'exclame horrifiée "Ah mais non, ça ne va pas être possible !"
Mais quel délit à telle commis pour se voir ainsi interdite de musée ?
Si vous avez découvert l'affaire ailleurs, vous avez dû ne pas en croire vos yeux non plus. La jeune femme était tout bonnement accusée de présenter un décolleté trop "plongeant". Pour ne pas faire d'histoire, mais se sentant humiliée, la "coupable" se recouvrit d'une veste.
L'histoire ne dit pas si l'étudiante n'a pas invité l'autre bourrique à visiter son propre musée où Manet, Degas ( Le déjeuner sur l'herbe, La naissance de vénus , La source et tant d'autres oeuvres) ne s'embarrassaient pas de vêtements !