Je n’ai pas résisté à cette petite fantaisie consistant à demander à l’IA ce qu’elle pensait de l’IA. Ce ne sont ni OpenAI ni Anthropic qui m’ont répondu, mais un certain Gémini qui, s’y j’ai bien tout compris avec ma petite intelligence humaine, serait de la famille à ce bon vieux Google qui, entre nous soit dit, a depuis bien plus longtemps entrepris de nous coloniser le cerveau. Mais enfin bon, tout le monde en convient, là, à force de rajouter des kilomètres de tôles à leurs data-centers ça y est, les champions de la tech ont fini par refiler l’intégralité de notre destin entre les mâchoires acérés d’improbables machines à défaire, refaire et même détruire le monde en quelques clics. On craignait fort, souvenez-vous, que ça fasse boum et bien, n’en déplaise à tous les Rambow des commandements militaires du monde et notoirement de l’occident, cela fera juste : clic !
Vous avez tous appris, j’imagine, le charmant présage de ces chercheurs et ingénieurs qui annoncent qu’avant la fin de cette décennie - rappelons en passant qu’elle est déjà bien entamée ! - l’IA pourrait provoquer l’apocalypse. Jacob Coxon, l’un de ceux-là vient de partir en courant de chez Anthropic, les mains sur la tête en criant, ça va péter, ça va péter ! Lorsque j’ai interrogé Gémini, il m’a répondu non sans mesure, voire même une dose d’humilité : « L'intelligence artificielle (IA) sert à imiter l'intelligence humaine pour automatiser des tâches, analyser de grandes quantités de données et résoudre des problèmes complexes. » Dommage qu’il ne soit pas allé au bout de sa logique : « c’est aussi le biais par lequel les milliardaires ont trouvé le moyen de s’enrichir encore, tout en manipulant les foules idiotes et en rétablissant l’esclavage de la population planétaire. Il ne s’agit plus de les contraindre au travail mais de leur imposer ce qu’elle doivent penser et faire, y compris contre leur propre intérêt. »
Pourtant, il aurait été légitime et chouette d’imaginer que, dans cette société altruiste telle que nous la connaissons depuis que le général Grant a transformé le dernier indien Cherokee en bagnole, les plus intelligents d’entre-nous se concerteraient afin de rendre la vie des êtres humains plus agréable, autonome et solidaire à la fois, quitte à ne sortir de ce brain-storming qu’après s’être accordé sur la meilleure façon de s’y prendre. Ce ne fut pas exactement le tournant pris et il faut croire que les plus intelligents sont aussi les plus riches puisqu’ils choisirent, in fine, de mettre encore plus d’argent dans une machine infernale qui prendrait le contrôle de l’humanité, au risque de le perdre un jour (le contrôle) pour la perdre (l’humanité). Frédéric Lordon, économiste et philosophe que je tiens en haute estime car il me semble comprendre tout ce qui m’est inaccessible - à part qu’il faut voter Mélenchon en 27 mais ça c’est moins compliqué que ce qui se passe sous le capot d’un datacenter - pourrait être valorisé dans une fourchette allant de dix à quinze trillions. De dollars ! J’sais pas vous, mais un peu comme ma grand-mère qui ramait toujours pour faire la distinction entre un nouveau franc et cent anciens, je cale à partir de cent mille euros ! Faut dire que comme je n’aurai jamais plus sur mon compte, je me fous un peu de ce qui vient après.
C’est en cela que je regrette qu’Elon Musk, plutôt que « cancer », ne soit pas « lion ascendant vierge » comme l’était mémé Cécile ! Parce que, je veux pas rajouter à l’anxiété ambiante - et si vous parvenez à ne pas être anxieux c’est que vous n’avez pas d’enfants, pas de coeur ou vous avez déjà placé votre intelligence en bourse - mais un type qui a une main posée sur l’IA et l’autre tendue vers le nazisme, cela n’offre pas de perspectives folichonnes. Et un type qui revendique l’idée de repeupler la terre avec des hommes augmentés dont les cerveaux pucés seraient directement reliés à des ordinateurs, entre autres extravagances, ne doit pas être, de prime abord, hostile à une apocalypse quelconque. Il lui suffirait alors d’embarquer à bort d’une station atmosphérique SpaceX avec les gens qu’il choisirait de reproduire - c’est à dire pas de Palestinien, ni même peut-être de Parisien ! - et de redescendre opportunément après la liquidation totale des vieux stocks humains. Mais au fond - et ça personne ne vous le dira - tout vient du fait que si la poudre blanche qui obstrue leur cloison nasale était une simple farine ou de la noix de coco, nous ne ferions pas des guerres mais des gâteaux !
Ne me demandez pas comment de simples (enfin simples, vous voyez ce que je veux dire !) ordinateurs, aussi longs et sophistiqués soient-ils, pourraient rendre subitement la terre inhabitable. Certes les datacenters, dont Macron veut tapisser tout le territoire, assécheront nos réserves de flotte tout en faisant encore monter la température de quelques crans, si bien que nous n’aurons plus un grain de blé mais des milliards de données, mais il faudrait encore quelques décennies pour nous faire crever la bouche ouverte et à petit feu. Non, là si j’en crois Coxon, c’est parce que les hommes attribueraient, par la masse de données abondées dans ces méga-ordinateurs, à l’IA un pouvoir opérationnel et surtout décisionnel supérieur à l’homme, qu’elle nous ferait disparaître à grands coups d’algorithmes dans le cul.
Vous me direz que vous avez peut-être déjà vu ça au cinéma. Genre Frankenstein - qui n’est ni de famille avec Albert, ni avec Epstein -, Terminator ou Matrix. N’étant pas cinéphile je ne connais ni l’un ni les autres. Peut-être que Coxon est amateur du genre et qu’il en a fait un cauchemar. L’un des seuls éléments concrets que l’on possède, c’est ce robot sud-coréen qui, en 2023, a tué un technicien après l’avoir pris pour une boîte de conserve ! Il est certain que si Anthropic confond la casquette rouge de Trump avec le bouton nucléaire, on n’est effectivement pas loin du « pépin » ! Reste tout de même à savoir si, avant 2030, l’abruti naturel de la Maison Blanche n’est pas capable, par un coup de génie, de prendre de vitesse le Chatbot missionné ! Les paris sont ouverts, contrairement aux abris souterrains qui seront réservés à ceux qui auront provoqué tout ça. |
Résistons à l'intoxication massive par l'IA On s’y attendait et cela arrive tel le tsunami qui vient compléter la panoplie de manipulation de l’électorat et des populations en général. L’oligarchie capitaliste et le pouvoir ultra-libéral avaient fait le job en maîtrisant la totalité des médias mainstreams, ceux qui possèdent les télés, les radios et les journaux. Voici que des groupes de pression chargés d’empêcher les peuples de voter différemment et d’exprimer leur révolte, sont en train de prendre le contrôle des réseaux sociaux. Des plates-formes de création de contenu par l’intelligence artificielle, créent des comptes fictifs et submergent les réseaux de flux, de commentaires qui dérèglent complètement le fonctionnement et remettent en cause la fiabilité d’internet. Nous avons en France, les groupes de pressions sionistes destinés à nuire aux pro-palestiniens et aux Insoumis essentiellement. Les manipulations sont innombrables et avérées. On sait aussi que d’autres services secrets s’y emploient, à l’image des Etats-Unis de Trump and Musk, de la Russie de Poutine qui ne doivent pas être en reste. Ce qui se passe et préfigure un peu plus le désastre démocratique, me conforte dans l’idée que rien ne vaut les contacts directs, l’envoie de mails, de SMS sans même parler des coups de fil et des rencontres de visu. Ainsi je vous invite à la plus grande vigilance quant à ce que vous lirez, entendrez ou regarderez sur TOUS les réseaux sociaux. En revanche, vous pouvez soutenir et faire suivre ces chroniques sans modération. Vous devez aussi user de votre influence, de vos connaissances pour prendre part à ces actes de Résistance contre la manipulation de l'information, afin que jamais personne ne puisse décider à notre place. |
L'ancienne actrice, initiatrice du mouvement féministe Me too, désormais écrivaine et activiste s'est livrée avec la puissance de la sincérité et de la colère. Merci, merci, merci à elle, merci à toi, Adèle ! Au nom de l'Humanité, celle que je porte en moi - peut-être comme vous - et qui ne pèse rien, au nom de celles qui, mises bout à bout, pourraient peut-être faire bouger le monde et libérer la Palestine. Il faut quand même noter que cet extrait de l'émission de France Télévisions où Augustin Trapenard donnait "carte blanche" à Adèle Haenel, a carrément été supprimée des diffusions de la chaîne. Cette censure confirme la complicité de la France et de la quasi totalité de ses institutions, avec le génocide perpétré par Israël à Gaza et en Palestine. |
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